Réveiller le mouvement : quand le rêve réanime le réel
« L’incertitude » est devenue le fil rouge dès qu’il s’agit d’économie, de géopolitique ou de développement technologique. Le rapport Chief Economists Outlook 2025 du Forum économique mondial souligne que « l’incertitude est devenue une caractéristique déterminante du paysage économique mondial », et 82% des économistes en chef estiment aujourd’hui qu’elle est « très élevée ».
Dans ce contexte, beaucoup d’entreprises, mais aussi de familles et de collectifs, adoptent un mode « survie » ou « hibernation » : on coupe les dépenses, on limite les risques, on évite les mouvements brusques. Ce réflexe de protection génère pourtant repli sur soi et isolement, alimentant un cercle autoporteur qui renforce encore le sentiment d’incertitude.
Et si l’on prenait le contrepied de cette logique pour inverser la tendance ? Plutôt que de construire des murs, imaginons un moulin à vent : créer du mouvement, générer de l’air, de l’énergie, du souffle nouveau. Il s’agirait de remettre en circulation ce qui s’est figé : le désir, la créativité, le lien…
Associer les concepts, les mots, les dimensions… c’est déjà créer. Et si l’on partait de ce qu’on veut vraiment, au fond — en tant que personnes, équipes ou organisations ? Autrement dit : oser rêver, tout en restant ancré dans la réalité telle qu’elle est, avec son lot d’incertitudes et de tensions.
Pour résumer cette alliance, le mot REVALITÉ est une proposition de pont : un lien entre rêve et réalité, qui réunit la tête, le cœur et le corps dans un processus créatif connecté au réel.
REVALITÉ, c’est un chemin qui réactive le rêve d’enfant, explore, accepte d’errer, s’émerveille, ose la joie… et fait naître de nouvelles solutions.
Et parce qu’un mot peut devenir une méthode, chacune des 8 lettres de REVALITÉ représente une étape, comme une pale de moulin à vent : il suffit de souffler. Et le moulin se met en marche.
Réactiver
Réactiver l’âme d’enfant, c’est retrouver sa curiosité, son humour, sa légèreté.
C’est revenir à cet endroit en nous où il n’y a ni rigidité, ni peur du ridicule. L’enjeu : lâcher l’ego pour redevenir simplement vivant, joyeux, ouvert. Concrètement, il peut s’agir de refaire quelque chose qui nous épanouissait enfant : jouer dans la neige, inventer une séance de gros mots pour rire, bricoler sans but, dessiner sans enjeu. L’idée est de s’autoriser à redevenir enfant, ne serait-ce que quelques instants, pour réouvrir le champ du possible.
C’est revenir à cet endroit en nous où il n’y a ni rigidité, ni peur du ridicule. L’enjeu : lâcher l’ego pour redevenir simplement vivant, joyeux, ouvert. Concrètement, il peut s’agir de refaire quelque chose qui nous épanouissait enfant : jouer dans la neige, inventer une séance de gros mots pour rire, bricoler sans but, dessiner sans enjeu. L’idée est de s’autoriser à redevenir enfant, ne serait-ce que quelques instants, pour réouvrir le champ du possible.
Explorer
Explorer, c’est regarder le monde avec des yeux neufs, comme si c’était la première fois.
Observer son environnement comme un territoire inexploré, un paysage à découvrir, un voyage où tout peut surprendre. Appliqué à une question concrète – par exemple « comment trouver de nouveaux clients ? » – cela consiste à poser un regard neuf sur le sujet : qui serait le client le plus improbable ? Quelle part d’enfant y a-t-il en lui ? Qu’est-ce qui pourrait l’amuser, le toucher, l’intriguer ? Explorer, c’est déplacer le regard pour faire émerger des angles inattendus.
Observer son environnement comme un territoire inexploré, un paysage à découvrir, un voyage où tout peut surprendre. Appliqué à une question concrète – par exemple « comment trouver de nouveaux clients ? » – cela consiste à poser un regard neuf sur le sujet : qui serait le client le plus improbable ? Quelle part d’enfant y a-t-il en lui ? Qu’est-ce qui pourrait l’amuser, le toucher, l’intriguer ? Explorer, c’est déplacer le regard pour faire émerger des angles inattendus.
Vagabonder
Vagabonder, c’est accepter de se perdre un peu, de laisser l’esprit errer, inventer, rêver.
Aller marcher, mettre le corps en mouvement pour libérer le mental, laisser venir les associations d’idées, mêmes les plus improbables. On accueille les solutions « farfelues », les pistes qui semblent absurdes au premier abord. Plus c’est inattendu, plus c’est fertile : l’important est de suspendre le jugement pour laisser émerger un matériau brut, riche et surprenant.
Aller marcher, mettre le corps en mouvement pour libérer le mental, laisser venir les associations d’idées, mêmes les plus improbables. On accueille les solutions « farfelues », les pistes qui semblent absurdes au premier abord. Plus c’est inattendu, plus c’est fertile : l’important est de suspendre le jugement pour laisser émerger un matériau brut, riche et surprenant.
Aimer
Aimer ce qui émerge du vagabondage, c’est reconnaître la valeur de ses trouvailles, même imparfaites.
C’est se réjouir de ce qui a été produit, voir dans chaque idée le signe de sa propre créativité. Apprendre à dire : « ce n’est pas parfait, mais c’est à moi, et il y a quelque chose à honorer là-dedans ». Cette attitude d’appréciation nourrit la confiance et donne envie de continuer à créer.
C’est se réjouir de ce qui a été produit, voir dans chaque idée le signe de sa propre créativité. Apprendre à dire : « ce n’est pas parfait, mais c’est à moi, et il y a quelque chose à honorer là-dedans ». Cette attitude d’appréciation nourrit la confiance et donne envie de continuer à créer.
Lier
Lier, c’est relier ce qu’on imagine à ce que l’on vit.
Faire des ponts dans tous les sens : entre expériences, émotions, besoins, observations, envies. Tout peut se connecter, y compris de manière surprenante. Les idées prennent du sens lorsqu’elles s’ancrent dans la réalité : un souvenir d’enfance trouve sa place dans un projet professionnel, une peur devient un indicateur, une contrainte se transforme en levier. Le lien est ce qui donne cohérence à l’ensemble.
Faire des ponts dans tous les sens : entre expériences, émotions, besoins, observations, envies. Tout peut se connecter, y compris de manière surprenante. Les idées prennent du sens lorsqu’elles s’ancrent dans la réalité : un souvenir d’enfance trouve sa place dans un projet professionnel, une peur devient un indicateur, une contrainte se transforme en levier. Le lien est ce qui donne cohérence à l’ensemble.
Itérer
Itérer, c’est avancer par essais et erreurs : tester, ajuster, recommencer.
On construit une solution à partir de ce qui a émergé, sans attendre qu’elle soit parfaite sur le papier. On apprend en marchant, en acceptant d’affiner au fur et à mesure. L’important n’est pas de « réussir du premier coup », mais de donner à l’idée une chance de se confronter au réel et d’évoluer.
On construit une solution à partir de ce qui a émergé, sans attendre qu’elle soit parfaite sur le papier. On apprend en marchant, en acceptant d’affiner au fur et à mesure. L’important n’est pas de « réussir du premier coup », mais de donner à l’idée une chance de se confronter au réel et d’évoluer.
Transposer
Transposer, c’est se demander : comment cette idée peut-elle exister concrètement ?
Quels ajustements sont nécessaires pour la rendre faisable et utile ? Qu’est-ce que l’on garde, qu’est-ce que l’on transforme ? On passe du rêve brut à une version adaptée à nos contraintes, à nos ressources, à notre contexte. Transposer, c’est traduire l’inspiration en action.
Quels ajustements sont nécessaires pour la rendre faisable et utile ? Qu’est-ce que l’on garde, qu’est-ce que l’on transforme ? On passe du rêve brut à une version adaptée à nos contraintes, à nos ressources, à notre contexte. Transposer, c’est traduire l’inspiration en action.
Éclore
Éclore, c’est le moment où une nouvelle réalité prend forme.
Une création imprégnée de rêve, mais devenue pertinente et vivante. L’idée a traversé toutes les étapes : réactivation, exploration, vagabondage, amour, lien, itération, transposition. Elle devient alors une présence concrète dans le monde, aussi modeste soit-elle.
Une création imprégnée de rêve, mais devenue pertinente et vivante. L’idée a traversé toutes les étapes : réactivation, exploration, vagabondage, amour, lien, itération, transposition. Elle devient alors une présence concrète dans le monde, aussi modeste soit-elle.
La « revalité » : RÊVE + RÉALITÉ
La « revalité » naît précisément à cet endroit : là où le rêve rejoint la réalité, où le réel cesse d’être plat, figé ou limité.
La revalité, c’est ce moment où le rêve devient applicable, où l’on s’autorise à injecter de l’imaginaire dans le concret. Dans un monde traversé par l’incertitude, c’est peut-être l’un des leviers les plus puissants pour sortir du mode survie : faire dialoguer nos rêves avec le réel, pour que l’un enrichisse l’autre au lieu de l’effacer.
La revalité, c’est ce moment où le rêve devient applicable, où l’on s’autorise à injecter de l’imaginaire dans le concret. Dans un monde traversé par l’incertitude, c’est peut-être l’un des leviers les plus puissants pour sortir du mode survie : faire dialoguer nos rêves avec le réel, pour que l’un enrichisse l’autre au lieu de l’effacer.
A propos d'Anna Elviro
Anna Elviro, coach d’organisation spécialisée dans les paradoxes et les contradictions, invite les professionnels à s’ouvrir à de nouvelles options et à découvrir des pistes d’action concrètes. De plus, deux jeux inédits sont disponibles dans l’ouvrage, en téléchargement pour permettre aux lecteurs de s’exercer et de mettre en pratique les concepts présentés.
Créatrice - Entrepreneuse Créatrice - Entrepreneuse - Innov'sens

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