L’histoire de Gemplus illustre à la fois l’ascension fulgurante et la chute mystérieuse d’un fleuron français.
À la fin des années 1990, l’entreprise s’était imposée comme le leader mondial des cartes à puce, détenant les clés de chiffrement de millions de cartes SIM et bancaires utilisées aux quatre coins du globe. Porté par l’ambition de conquérir le marché américain, son fondateur Marc Lassus accepta l’entrée massive du fonds texan TPG, malgré les inquiétudes exprimées par ses cofondateurs sur le risque d’un contrôle étranger de cette technologie stratégique.
Ce qui apparaissait comme une opportunité devint rapidement une opération de renseignement savamment orchestrée. Derrière les investissements se profilèrent des manœuvres opaques et l’installation d’un management lié à la CIA, via In-Q-Tel, dont l’objectif semblait être de fragiliser l’entreprise et de s’approprier ses actifs. Écarté de la direction et finalement ruiné, Lassus incarna la victime d’une guerre économique où la puissance française se révéla vulnérable face aux stratégies d’influence et de prédation des grandes nations.
Ce qui apparaissait comme une opportunité devint rapidement une opération de renseignement savamment orchestrée. Derrière les investissements se profilèrent des manœuvres opaques et l’installation d’un management lié à la CIA, via In-Q-Tel, dont l’objectif semblait être de fragiliser l’entreprise et de s’approprier ses actifs. Écarté de la direction et finalement ruiné, Lassus incarna la victime d’une guerre économique où la puissance française se révéla vulnérable face aux stratégies d’influence et de prédation des grandes nations.
L’ascension d’un champion français
À la fin des années 1990, Gemplus s’impose comme le leader mondial des cartes à puce. L’entreprise française détient alors les clés de chiffrement de millions de cartes SIM et bancaires, un pouvoir technologique qui la place au cœur des infrastructures numériques mondiales.
Cette réussite incarne l’ambition française de peser dans la révolution numérique.
Cette réussite incarne l’ambition française de peser dans la révolution numérique.
L’ouverture vers l’Amérique
Porté par le désir de conquérir le marché américain, Marc Lassus, fondateur de Gemplus, accepte l’entrée massive du fonds texan TPG. Ce choix, présenté comme une opportunité stratégique, suscite pourtant de vives inquiétudes chez ses cofondateurs, qui redoutent un contrôle étranger sur une technologie jugée sensible pour la souveraineté nationale.
Une infiltration organisée
Le documentaire révèle que cette prise de participation ne fut pas un simple investissement, mais une opération de renseignement délibérée. Derrière TPG se profilent des liens avec In-Q-Tel, le fonds d’investissement de la CIA. Progressivement, un nouveau management s’installe, marqué par des manœuvres opaques et une volonté de fragiliser l’entreprise pour mieux s’approprier ses actifs.
La chute de Lassus et le symbole d’une vulnérabilité
Écarté de la direction et finalement ruiné, Marc Lassus devient la figure tragique de cette histoire. La disparition de Gemplus illustre la fragilité des champions français face à la guerre économique menée par les grandes puissances. Plus qu’un cas isolé, l’affaire symbolise la difficulté de protéger les technologies stratégiques dans un contexte de rivalités internationales.

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