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Étude Medef/Wavestone sur la résilience et l’autonomie numériques
Premiers résultats de l’étude lancée début février en parallèle aux initiatives gouvernementales relatives à
l’Observatoire de la souveraineté numérique et à l’indice de résilience numérique (IRN).
Le réveil brutal d’un risque devenu systémique
La résilience n’est plus un concept abstrait mais un impératif de survie. Les dirigeants interrogés dressent un constat sans détour : leurs chaînes de valeur numériques reposent sur des maillons critiques, souvent extra-européens, qui fragilisent leur agilité. Cloud, IA, infrastructures : plus d’un décideur sur deux identifie ces domaines comme des zones de vulnérabilité majeures.
Cette lucidité nouvelle révèle un paysage polarisé où 48 % des entreprises ont engagé des actions concrètes, tandis que 45 % restent spectatrices, faute de moyens ou de vision. Une inertie qui pèse lourd, alors que près de la moitié du marché ne voit toujours pas la résilience comme un levier stratégique à trois ans.
Cette lucidité nouvelle révèle un paysage polarisé où 48 % des entreprises ont engagé des actions concrètes, tandis que 45 % restent spectatrices, faute de moyens ou de vision. Une inertie qui pèse lourd, alors que près de la moitié du marché ne voit toujours pas la résilience comme un levier stratégique à trois ans.
Le Comex reprend la main sur un sujet longtemps délégué
La gouvernance de la résilience connaît une mutation profonde. Fini le temps où la DSI portait seule la responsabilité de ces enjeux : 43 % des initiatives sont désormais pilotées par la direction générale ou le Comex.
Dans les PME et ETI, le dirigeant arbitre directement, conscient que la continuité numérique conditionne la survie même de l’entreprise. Dans les grands groupes, la mécanique est plus structurée, confiée aux fonctions technologiques, mais l’alignement avec les objectifs business reste un défi.
Cette prise de conscience transforme aussi les achats : plus d’une entreprise sur deux intègre désormais la résilience comme critère éliminatoire dans le choix de ses partenaires.
Dans les PME et ETI, le dirigeant arbitre directement, conscient que la continuité numérique conditionne la survie même de l’entreprise. Dans les grands groupes, la mécanique est plus structurée, confiée aux fonctions technologiques, mais l’alignement avec les objectifs business reste un défi.
Cette prise de conscience transforme aussi les achats : plus d’une entreprise sur deux intègre désormais la résilience comme critère éliminatoire dans le choix de ses partenaires.
Entre protection et souveraineté, deux stratégies s’affrontent
Face aux dépendances, les organisations oscillent entre prudence et volontarisme. Près de la moitié privilégie une approche défensive, misant sur la diversification des fournisseurs, la réversibilité ou des clauses anti‑verrouillage. À l’inverse, 31 % optent pour une stratégie assumée d’autonomie, en choisissant systématiquement des solutions européennes.
L’investissement suit, mais de manière sélective : 44 % des entreprises prêtes à agir se disent disposées à mobiliser des budgets significatifs, tandis que les autres peinent à justifier un ROI encore flou.
L’investissement suit, mais de manière sélective : 44 % des entreprises prêtes à agir se disent disposées à mobiliser des budgets significatifs, tandis que les autres peinent à justifier un ROI encore flou.
L’alternative européenne peine à convaincre, mais les lignes bougent
Si la volonté de souveraineté progresse, le passage à l’échelle reste complexe. Les dirigeants pointent un déficit de maturité des solutions européennes, un coût de transition élevé et la crainte d’une perte de performance.
Pourtant, les leviers existent : émergence de champions compétitifs, incitations financières, mais surtout mutualisation sectorielle. Un quart des décideurs se dit prêt à unir ses forces avec ses pairs pour peser face aux géants technologiques, signe que la résilience pourrait devenir un projet collectif plutôt qu’un combat isolé.
La France avance vers un marché numérique à deux vitesses. D’un côté, les entreprises qui transforment la résilience en avantage compétitif ; de l’autre, celles qui restent enfermées dans une dépendance subie. Pour les Comex, le message est limpide : la résilience n’est plus un coût, mais une assurance stratégique.
Le temps du constat est passé, celui de l’action concertée commence.
Pourtant, les leviers existent : émergence de champions compétitifs, incitations financières, mais surtout mutualisation sectorielle. Un quart des décideurs se dit prêt à unir ses forces avec ses pairs pour peser face aux géants technologiques, signe que la résilience pourrait devenir un projet collectif plutôt qu’un combat isolé.
La France avance vers un marché numérique à deux vitesses. D’un côté, les entreprises qui transforment la résilience en avantage compétitif ; de l’autre, celles qui restent enfermées dans une dépendance subie. Pour les Comex, le message est limpide : la résilience n’est plus un coût, mais une assurance stratégique.
Le temps du constat est passé, celui de l’action concertée commence.

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