Intelligence des risques

Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition.

Tribune libre Par Giuseppe Gagliano, Cestudec


Jacqueline Sala
Vendredi 13 Février 2026


Début février 2026, les tempêtes Nils, Leonardo et Marta ont de nouveau mis à l’épreuve les réseaux européens, ravivant le souvenir du black-out massif qui avait plongé l’Espagne dans le noir les 28 et 29 avril 2025. Entre crues, vents violents et infrastructures fragilisées, la péninsule ibérique affronte une vulnérabilité énergétique désormais impossible à ignorer.



Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition.
Synthèse à partir de l'étude réalisée par les étudiants de la 8ᵉ promotion Risques et Intelligence Économique (M1 RIE)
dans le cadre de l’exercice SaturnIE 2025 de l’Ecole de Guerre Economique – EGE.
Télécharger l'intégralité de l'étude : https://lnkd.in/eDuRYkKk

Le choc qui a révélé les fissures

Entre le 28 et le 29 avril 2025, la péninsule Ibérique a subi une panne électrique de très grande ampleur, touchant l'Espagne et le Portugal, plongeant dans l'obscurité des dizaines de millions de personnes et paralysant transports, communications, santé et industrie. En quelques heures, une crise technique s'est muée en crise systémique, puis en crise politique et informationnelle.
La rupture d'un service vital a rappelé une évidence trop souvent abstraite : l'énergie est une infrastructure de pouvoir.

Quand le réseau s'effondre, l'économie, la sécurité et la confiance publique vacillent ensemble. Les premières estimations évoquent un coût direct autour de 1,6 milliard d'euros et une perte de production pouvant atteindre 2,25 milliards, avec un impact sur la croissance compris entre 0,1 et 0,2 point. 

Un modèle électrique poussé vers le renouvelable

Ces dernières années, Madrid a accéléré la transition : forte progression du solaire et de l'éolien, baisse des émissions et réduction graduelle du rôle du nucléaire. Le résultat est un mix plus propre, mais aussi plus dépendant de sources non pilotables. Les capacités de stockage et les interconnexions avec le reste de l'Europe restent des goulets d'étranglement. La promesse était double : décarboner et convertir l'excédent renouvelable en levier industriel et exportateur.

Le revers, lui, tient à la sensibilité accrue aux aléas météorologiques et aux oscillations de fréquence, dès lors que l'inertie du système se réduit.

L'électricité circule sur des réseaux de haute et très haute tension, qui doivent maintenir la fréquence autour de 50 hertz. Si la production et la consommation se déséquilibrent, la fréquence dérive et des protections automatiques se déclenchent. Les grandes machines tournantes des centrales thermiques, hydroélectriques et nucléaires fournissent une inertie mécanique qui amortit les chocs.

À l'inverse, de nombreux parcs solaires et éoliens injectent l'électricité via des convertisseurs électroniques : rapides, mais offrant peu d'inertie et une capacité de réglage dynamique limitée. Dans un système dominé par ces sources, la stabilité exige davantage de réserves, de stockage et de services système. 

La chaîne des événements techniques

Au moment critique, les renouvelables représentaient environ 70 % de la production ; le photovoltaïque avait fortement augmenté dans la matinée. Entre 12 h 03 et 12 h 19, des oscillations de fréquence ont été détectées. L'opérateur a réduit les importations en provenance de France. Puis, à 12 h 32, la perte brutale d'environ 2 200 mégawatts, dont 500 mégawatts attribués à une grande centrale solaire, a fait chuter la fréquence sous 48 hertz. Les protections ont déclenché des décrochages en cascade et le système s'est effondré en moins d'une demi-minute.

Il ne s'agit pas seulement d'un incident de fréquence, mais d'une fragilité structurelle au pire moment : inertie insuffisante, moyens synchrones trop limités, protections mal configurées sur une part des installations.  

Les analyses officielles ont mis en évidence des divergences. Le ministère a retenu une lecture multifactorielle, évoquant notamment un nombre insuffisant de générateurs synchrones. Le gestionnaire de réseau a, de son côté, signalé à la fois des manques de moyens et des non-conformités d'installations, allant jusqu'à estimer qu'au moins 1 200 mégawatts avaient été coupés à cause de protections mal paramétrées dans certaines zones. L'association des entreprises électriques a contesté cette interprétation.

En l'absence d'un récit unanimement admis, le tableau général reste celui d'un enchaînement de facteurs techniques sur un système devenu plus complexe. 

Guerre de récits et hypothèse d'une attaque informatique

Dans les premières heures, l'idée d'une attaque informatique coordonnée s'est imposée dans l'espace public.
De faux communiqués ont circulé, des revendications de groupes se disant proches de la Russie ont été relayées, et des médias étrangers ont alimenté le doute. Cette surchauffe informationnelle a amplifié l'incertitude. Le 17 juin, le comité d'analyse a écarté la piste d'une attaque informatique : la dynamique apparaît technique et opérationnelle.
La leçon n'en est pas moins politique : dans une crise énergétique, la dimension informationnelle peut agir comme un accélérateur de désordre, orienter les perceptions et pousser des agendas. 

Des effets immédiats sur la société et l'économie

Le trafic ferroviaire et aérien a été fortement perturbé, la signalisation routière a dysfonctionné, les réseaux mobiles et l'internet ont chuté, les hôpitaux ont basculé sur des groupes électrogènes avec des capacités dégradées. Des centaines d'interventions ont été nécessaires pour secourir des personnes bloquées dans des ascenseurs, et des décès ont été recensés chez des personnes dépendantes d'appareils médicaux à domicile. Le tissu productif, composé très majoritairement de petites et moyennes entreprises, a vu une partie massive de l'activité s'arrêter pendant plusieurs heures.

Les centres de données et les infrastructures numériques ont subi des dommages importants ; la logistique a connu des retards en chaîne ; les paiements électroniques ont cessé de fonctionner dans de nombreux cas, imposant un retour temporaire au cash.  

Gestion de crise et appui européen

Les communautés autonomes ont activé leurs plans régionaux d'urgence ; ensuite, la coordination est remontée au niveau de l'État. Réunions de sécurité nationale, communication centralisée, demande d'assistance européenne et mobilisation de moyens depuis la France, l'Allemagne et l'Italie.
Dans les jours suivants, des réformes ont été annoncées : tests périodiques des dispositifs de redémarrage autonome, mise en place de systèmes de secours modulaires en haute tension, audits des systèmes de contrôle industriel, création d'un protocole national de crise énergétique articulé localement, régionalement et nationalement. La résilience est devenue un objectif politique explicite. 

Le nucléaire revient par la porte du pragmatisme

L'Espagne avait programmé une sortie du nucléaire à l'horizon 2035. Après la panne, le débat a glissé : moins d'idéologie, davantage de pragmatisme. La question n'est plus tant un retour massif que la possibilité de prolongations ciblées pour éviter des tensions d'approvisionnement.
Les enquêtes d'opinion montrent un soutien solide aux renouvelables, mais aussi une ouverture à des aménagements du calendrier, à condition qu'ils servent de filet de sécurité et restent strictement encadrés. L'exécutif réaffirme la trajectoire verte, tout en reconnaissant la nécessité de moyens de secours plus robustes. Autrement dit, il s'agit de sécurité du système et de coûts globaux, plus que de drapeaux. 

Évaluation économique

La transition crée des filières, attire des investissements et soutient l'emploi, mais elle exige des dépenses lourdes : stockage, renforcement des réseaux, services de flexibilité, interconnexions. Sans ces briques, la variabilité se transforme en coût récurrent, payé sous forme de volatilité des prix, de subventions, et parfois de risques de délestage.

L'afflux de capitaux étrangers dans les renouvelables augmente la capacité, mais soulève des questions de contrôle stratégique, de gouvernance et de dépendance à des chaînes d'approvisionnement extérieures. La souveraineté énergétique ne se résume pas à produire vert : elle implique aussi de maîtriser composants, maintenance, données et décisions d'investissement.

Évaluation stratégique militaire

Un réseau électrique stable est un prérequis de défense. Bases, radars, communications, logistique, commandement : tout dépend de l'énergie. Une interruption à grande échelle dégrade la disponibilité opérationnelle et élargit la surface de vulnérabilité. D'où la nécessité de redondances, de micro-réseaux pour les sites critiques, de stocks de carburant pour l'urgence, d'exercices conjoints entre opérateurs et protection civile, ainsi que d'une protection physique et numérique des nœuds du système. La sécurité énergétique est une composante de la sécurité nationale.

Évaluation géopolitique et géoéconomique

Madrid vise un rôle de leader des énergies vertes en Europe et ambitionne d'exporter une électricité bas-carbone. Mais le pays reste exposé à des approvisionnements extérieurs en gaz, à des équipements clés importés pour le solaire et l'éolien, et à des arbitrages dictés par des capitaux mondialisés. Les interconnexions avec la France et le Portugal sont décisives : elles atténuent les risques locaux, mais exigent coordination réglementaire et investissements communs.

Dans une Europe qui décarbonise, la compétition se joue sur les réseaux, le stockage, les matières premières critiques et les standards technologiques. Celui qui contrôle ces leviers influence prix et dépendances.

La leçon de fond

Scénario de consolidation : accélération des investissements dans le stockage, les services système et les interconnexions, prolongations nucléaires ciblées comme police d'assurance, renforcement des protocoles d'urgence.
Scénario de friction : retards d'infrastructures, volatilité des prix, nouvelle polarisation politique autour du calendrier de fermeture des centrales.
Scénario de leadership : relocalisation de segments industriels, innovation dans le stockage et la gestion de la demande, exportation de solutions réseau.
 
La panne ne contredit pas la transition ; elle en expose les conditions de réussite : équilibre entre propreté et stabilité, entre marché et souveraineté, entre vitesse politique et physique des systèmes. L'énergie n'est pas seulement une affaire d'environnement : c'est une architecture de puissance. Quand la lumière s'éteint, on voit mieux où sont les fondations.

Le stockage, la véritable frontière de la stabilité

La crise a mis en évidence une confusion fréquente : puissance installée ne signifie pas puissance disponible au moment critique. Le critère décisif est la capacité à moduler, emmagasiner et restituer l'énergie quand le système en a besoin. Batteries à l'échelle du réseau, stations de pompage, stockage thermique et chimique, hydrogène produit en période d'excédent puis reconverti : ce sont ces infrastructures qui transforment l'abondance intermittente en puissance gouvernable. Sans stockage, le renouvelable reste une promesse conditionnelle ; avec le stockage, il devient une capacité pilotable.
 
Mais cette frontière est aussi géoéconomique. La course mondiale aux batteries ouvre un dossier sensible : dépendance au lithium, au nickel, au cobalt, au graphite et à d'autres matériaux critiques, sans oublier les étapes de raffinage et de fabrication des cellules. Qui contrôle mines, transformation et production contrôle une part de la sécurité énergétique d'autrui. Pour l'Espagne et, plus largement, pour l'Europe, l'enjeu dépasse le climat : il est industriel. Développer des chaînes de valeur locales, investir dans le recyclage, soutenir la recherche sur des chimies alternatives, c'est réduire des vulnérabilités stratégiques qui ne se voient pas dans les bilans d'émissions, mais se paient en cas de crise.

Un second pilier est la gestion de la demande. Tarification dynamique, compteurs communicants, programmes d'effacement pour les grands consommateurs, pilotage de la recharge des véhicules électriques, agrégation de millions de petites flexibilités : dans un système très renouvelable, la consommation devient une variable d'équilibrage. La demande cesse d'être un bloc rigide et se transforme en levier de stabilité. Cela suppose une confiance sociale minimale, de la transparence et des règles claires : le pacte énergétique ne tient pas seulement par la technologie, mais par l'acceptation du mécanisme.

À ce niveau, la politique entre dans la technique. Si les ménages et les entreprises ont le sentiment de payer l'adaptation du système sans en percevoir les bénéfices, l'adhésion se délite. À l'inverse, si la flexibilité est rémunérée, si les règles sont lisibles, si la protection des consommateurs vulnérables est assurée, la transition gagne une base solide. L'électricité devient alors non seulement un produit, mais un contrat social.

Le facteur territorial

La géographie pèse lourd. Des parcs solaires concentrés au sud, des champs éoliens importants au nord-ouest, des centres de consommation autour de grandes métropoles : tout cela implique des axes de transport d'électricité longs, coûteux et politiquement sensibles. Chaque kilomètre de ligne nouvelle est un investissement, mais aussi un point de fragilité potentielle. Les congestions ne sont pas qu'un problème d'ingénieurs : elles deviennent un problème public quand elles ralentissent les raccordements, renchérissent les coûts locaux ou alimentent l'impression que certains territoires supportent les contraintes tandis que d'autres captent les bénéfices.
 
À cela s'ajoute une dimension de perception. Quand une région accueille une forte densité d'infrastructures sans voir de retombées suffisantes, la transition est vécue comme une colonisation intérieure. À l'inverse, des territoires bénéficiant de revenus, d'emplois et d'un tissu industriel associé au secteur énergétique se montrent plus enclins à accepter les choix. La planification énergétique devient donc aussi planification territoriale, avec des compensations, des arbitrages et des conflits d'usage du sol.

Le dessin du marché conditionne la stabilité. Les investissements nécessaires au stockage et aux capacités de réserve répondent à des signaux économiques : si les prix ne rémunèrent pas la flexibilité, personne n'investit dans des ressources qui ne produisent pas en continu, mais sauvent le système quand il vacille. À l'inverse, une volatilité excessive fragilise l'acceptabilité sociale et peut provoquer des réactions politiques qui, à leur tour, brouillent les signaux aux investisseurs.

Toute la difficulté est là : protéger les consommateurs tout en envoyant des signaux crédibles à ceux qui financent la flexibilité. Cela suppose des mécanismes fins, pas des slogans. Dans le cas ibérique, la panne a agi comme un rappel brutal : la stabilité a un coût et, si elle n'est pas explicitement financée, elle finit par être payée sous forme de crise.

Redémarrage autonome et culture de la résilience

des chaînes de commandement efficaces et des exercices, y compris en coordination avec la protection civile et les forces armées. La résilience ne se décrète pas ; elle se pratique. Chaque retard, chaque confusion, chaque défaillance de procédure se paie en heures d'interruption supplémentaires, donc en pertes économiques, en risques sanitaires et en vulnérabilité politique.
 
La crise ibérique a montré qu'une préparation insuffisante peut transformer un incident grave en catastrophe nationale. Elle a aussi montré l'inverse : là où des micro-réseaux, des batteries ou des solutions locales de continuité existent, la population souffre moins, l'économie encaisse mieux et la confiance se maintient plus longtemps.
 
Toute politique énergétique fabrique des gagnants et des perdants. Certaines régions accueillent les infrastructures, d'autres captent les bénéfices. Certains secteurs sont favorisés par des coûts bas, d'autres sont exposés à des hausses et à des incertitudes. La stabilité du réseau dépend donc, indirectement, de la stabilité du consensus. Si la transition est perçue comme juste, elle tient ; si elle apparaît comme une contrainte imposée, elle se fragilise.
 
La panne a aggravé cette mécanique : elle a ouvert un espace à l'opposition, aux récits d'accusation, aux campagnes d'influence et aux demandes de rupture. Dans ce cadre, l'État a deux obligations simultanées, souvent contradictoires : tenir le cap de la décarbonation et offrir des garanties immédiates de sécurité d'approvisionnement. La politique se mesure ici à sa capacité à faire coexister le long terme et l'urgence, sans basculer dans la panique.
 

L'Europe comme multiplicateur de sécurité

L’intégration européenne des réseaux fonctionne comme une assurance mutuelle : plus les interconnexions se multiplient, plus les échanges et les secours deviennent possibles lors des moments critiques. Mais cette solidarité technique suppose une confiance réglementaire, des investissements partagés et une coordination opérationnelle. Longtemps pénalisée par un isolement électrique relatif, la péninsule Ibérique a souffert de capacités d’interconnexion limitées ; renforcer ses liaisons avec le reste du continent revient à réduire le risque d’une crise confinée à elle-même.

Dans une Europe où la transition énergétique avance à des rythmes inégaux, ces interconnexions deviennent aussi des instruments d’influence, car elles structurent la dépendance, la solidarité et la capacité de négociation. L’électricité n’est pas seulement un flux technique, c’est un lien politique.

Pour les économies industrielles, le prix et la fiabilité de l’électricité conditionnent la compétitivité. Les secteurs énergivores, qui planifient sur le long terme, redoutent davantage l’incertitude structurelle que les variations ponctuelles. Un système perçu comme stable attire les investissements, tandis qu’un système jugé fragile les décourage ou les renchérit. La politique énergétique devient ainsi une politique industrielle : la décarbonation ne consiste pas seulement à changer de sources, mais à garantir une énergie fiable et compétitive, faute de quoi l’industrie se déplace, la base fiscale s’érode et la transition perd ses moyens.

La sécurité énergétique repose sur un ensemble de piliers complémentaires : renouvelables abondantes, stockage massif, réseaux renforcés, gestion active de la demande, capacités programmables de réserve, interconnexions, protection numérique et physique. Retirer un pilier sans renforcer les autres augmente mécaniquement le risque de défaillance. Le débat espagnol sur le nucléaire illustre cette logique : il ne porte pas uniquement sur une technologie, mais sur la manière de combler temporairement un déficit de flexibilité et d’inertie, le temps que le stockage et les réseaux atteignent leur pleine maturité. C’est un débat de calendrier, de gestion du risque et de coûts globaux.


Ce que l'on peut retenir

La panne ibérique a fonctionné comme un test de résistance grandeur nature. Elle a révélé progrès et limites, ambitions et fragilités. Elle a montré que la transition énergétique n'est pas une trajectoire linéaire, mais un équilibre dynamique entre technologie, économie et politique. La direction reste celle de la décarbonation, mais la vitesse et le chemin dépendent d'une condition non négociable : rendre le système fiable.
 
La souveraineté énergétique ne consiste pas à choisir un symbole. Elle consiste à garantir la continuité du service, l'accessibilité des prix et le contrôle stratégique des infrastructures. En ce sens, la lumière éteinte a éclairé la tâche restante : construire une transition qui ne soit pas seulement verte, mais robuste.

Pour aller plus loin

Retours d'expérience. L'Espagne dans le noir : énergie, pouvoir et vulnérabilités d'un système en transition.
L' étude a été réalisée par les étudiants de la 8ᵉ promotion Risques et Intelligence Économique (M1 RIE) dans le cadre de l’exercice SaturnIE 2025 de l’Ecole de Guerre Economique – EGE.

Télécharger l'intégralité de l'étude :
https://lnkd.in/eDuRYkKk

A propos de...

Giuseppe Gagliano a fondé en 2011 le réseau international Cestudec (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE).
Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/ et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/
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