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Un outil inédit pour mesurer la puissance
Pour éclairer ce paradoxe, Vélite s’appuie sur un instrument analytique ambitieux : l’Indice Vélite. Fondé sur plus de 2 000 données, il évalue les entreprises du CAC 40 selon trois dimensions essentielles.
L’offensive, qui mesure la capacité d’innovation, la conquête internationale et le rayonnement culturel.
L’offensive, qui mesure la capacité d’innovation, la conquête internationale et le rayonnement culturel.
La défensive, qui scrute l’indépendance du capital, la localisation des centres de décision et la résistance aux prises de contrôle étrangères.
Enfin, la contributive, qui observe l’impact territorial, l’emploi et les liens avec les PME françaises. Une grille de lecture qui permet de dépasser les performances financières pour interroger la contribution réelle des entreprises à la souveraineté nationale.
Le décrochage industriel, symptôme d’un manque de vision
Le diagnostic est sévère : la France décroche. L’Italie, souvent perçue comme plus fragile, affiche désormais une part d’emploi industriel nettement supérieure. Les fermetures d’usines repartent à la hausse et la sortie d’Alstom du CAC 40 symbolise cette perte de centralité de l’industrie dans l’économie française.
Pour Pierre‑Marie de Berny, fondateur de Vélite, le problème n’est ni le talent ni les moyens, mais l’absence d’un cap stratégique assumé. Une critique qui résonne alors que les grandes puissances redoublent d’efforts pour sécuriser leurs chaînes de valeur.
Pour Pierre‑Marie de Berny, fondateur de Vélite, le problème n’est ni le talent ni les moyens, mais l’absence d’un cap stratégique assumé. Une critique qui résonne alors que les grandes puissances redoublent d’efforts pour sécuriser leurs chaînes de valeur.
Les champions de la souveraineté et les remontées spectaculaires
Le palmarès 2025 met en lumière les entreprises qui conjuguent performance et ancrage national. Thales domine le classement grâce à son innovation et à une gouvernance intégralement française. Safran, Bouygues, Orange et Crédit Agricole complètent le top 5, chacun incarnant à sa manière une forme de puissance souveraine.
Certaines entreprises signent même des progressions remarquées : Saint‑Gobain, Vinci ou Danone démontrent qu’un recentrage stratégique ou une gouvernance renforcée peuvent produire des résultats rapides et tangibles.
Certaines entreprises signent même des progressions remarquées : Saint‑Gobain, Vinci ou Danone démontrent qu’un recentrage stratégique ou une gouvernance renforcée peuvent produire des résultats rapides et tangibles.
L’innovation, talon d’Achille ou moteur d’avenir
Si la France reste bien positionnée dans les dépôts de brevets, le rapport alerte sur une concentration excessive de l’effort d’innovation.
Dans l’automobile, Renault et Stellantis sont distancés par Tesla ou BYD, dont les investissements en R&D atteignent des niveaux vertigineux. Dans la pharmacie ou la tech, certains acteurs français tiennent la comparaison, mais la pression chinoise et allemande s’intensifie. Le risque est clair : perdre la maîtrise des technologies clés de demain
Dans l’automobile, Renault et Stellantis sont distancés par Tesla ou BYD, dont les investissements en R&D atteignent des niveaux vertigineux. Dans la pharmacie ou la tech, certains acteurs français tiennent la comparaison, mais la pression chinoise et allemande s’intensifie. Le risque est clair : perdre la maîtrise des technologies clés de demain
Le numérique, nouvelle frontière de la dépendance
La souveraineté ne se joue plus seulement dans les usines, mais aussi dans les serveurs. Le rapport dénonce une dépendance massive au cloud américain, dominé par AWS, Google et Microsoft.
Au‑delà de l’enjeu économique, c’est la question juridique qui inquiète, avec l’extraterritorialité du droit américain. Les choix de certaines institutions publiques, comme l’Éducation nationale ou Polytechnique, sont pointés du doigt pour leur manque d’exemplarité. À cela s’ajoutent des tensions franco‑italiennes autour de la gouvernance de groupes stratégiques comme Stellantis ou STMicroelectronics, révélant que la bataille de la souveraineté se joue aussi dans les conseils d’administration.
Au‑delà de l’enjeu économique, c’est la question juridique qui inquiète, avec l’extraterritorialité du droit américain. Les choix de certaines institutions publiques, comme l’Éducation nationale ou Polytechnique, sont pointés du doigt pour leur manque d’exemplarité. À cela s’ajoutent des tensions franco‑italiennes autour de la gouvernance de groupes stratégiques comme Stellantis ou STMicroelectronics, révélant que la bataille de la souveraineté se joue aussi dans les conseils d’administration.
Quand le patriotisme économique devient rentable
L’un des enseignements les plus frappants du rapport est financier. Un portefeuille simulé d’entreprises souveraines aurait surclasser le CAC 40 de manière spectaculaire sur quinze ans. Une démonstration que la souveraineté n’est pas un repli mais un investissement gagnant.
Vélite propose même la création d’un “CAC 40 Souveraineté” pour orienter l’épargne française vers les entreprises stratégiques plutôt que vers les bons du Trésor américains.
Vélite propose même la création d’un “CAC 40 Souveraineté” pour orienter l’épargne française vers les entreprises stratégiques plutôt que vers les bons du Trésor américains.
Retrouver le sens du long terme
Le rapport se conclut sur un appel à la cohérence.
Sortir du court‑termisme, valoriser les dirigeants qui maintiennent les centres de décision en France, protéger les données sensibles et mobiliser l’épargne nationale : autant de leviers pour reconstruire une autonomie stratégique durable. Le sursaut, insiste Vélite, ne viendra pas des marchés mais de la capacité collective à penser le long terme.
Une invitation à renouer avec une ambition industrielle à la hauteur des défis du siècle.
Sortir du court‑termisme, valoriser les dirigeants qui maintiennent les centres de décision en France, protéger les données sensibles et mobiliser l’épargne nationale : autant de leviers pour reconstruire une autonomie stratégique durable. Le sursaut, insiste Vélite, ne viendra pas des marchés mais de la capacité collective à penser le long terme.
Une invitation à renouer avec une ambition industrielle à la hauteur des défis du siècle.

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