Le péril numérique
Des écrans partout. Le péril numérique chez les jeunes est bien documenté. Ces jeunes sont entrés dans l’Ère de la connexion permanente et le temps d’écran a explosé, ils sont plongés dans un bain numérique inquiétant. Cela conduit à l’utilisation de toutes sortes d’écrans : télévision, ordinateur, tablette, smartphone, console de jeu vidéo.
Les pédiatres observent une hausse préoccupante des troubles de l’attention, avec ou sans hyperactivité, parfois dès les premières années de vie. La surexposition aux écrans s’impose désormais comme un facteur majeur de fragilisation, au point de devenir pour une génération sur‑connectée une véritable crise sanitaire et éducative. Elle favorise la sédentarité, l’obésité et les troubles du sommeil, alimente une forme de violence désinhibée, expose les jeunes au harcèlement en ligne et perturbe le développement cognitif des plus petits. Chez les adolescents, elle peut aller jusqu’à nourrir des pensées suicidaires, tandis que chez tous les jeunes, elle s’accompagne de difficultés croissantes de concentration et d’apprentissage.
Les pédiatres observent une hausse préoccupante des troubles de l’attention, avec ou sans hyperactivité, parfois dès les premières années de vie. La surexposition aux écrans s’impose désormais comme un facteur majeur de fragilisation, au point de devenir pour une génération sur‑connectée une véritable crise sanitaire et éducative. Elle favorise la sédentarité, l’obésité et les troubles du sommeil, alimente une forme de violence désinhibée, expose les jeunes au harcèlement en ligne et perturbe le développement cognitif des plus petits. Chez les adolescents, elle peut aller jusqu’à nourrir des pensées suicidaires, tandis que chez tous les jeunes, elle s’accompagne de difficultés croissantes de concentration et d’apprentissage.
A l’heure des élections municipales
A l’heure des élections municipales, c’est le moment de voir que les municipalités ont un rôle de protection à jouer en particulier à l’égard de la jeunesse.
Elles peuvent choisir de s’engager dans une politique de prévention des risques qui résultent de la surexposition aux écrans. C’est l’occasion de faire la promotion de la déconnexion. Cette démarche est encouragée par le Collectif Attention qui regroupe des associations engagées face à la surexposition aux écrans.
Elles proposent une charte municipale qui peut mobiliser des équipes municipales de différents bords politiques, dès lors qu’elles veulent prendre leurs responsabilités en faveur de la santé, d’une éducation respectueuse de l’intérêt des jeunes.
Elles peuvent choisir de s’engager dans une politique de prévention des risques qui résultent de la surexposition aux écrans. C’est l’occasion de faire la promotion de la déconnexion. Cette démarche est encouragée par le Collectif Attention qui regroupe des associations engagées face à la surexposition aux écrans.
Elles proposent une charte municipale qui peut mobiliser des équipes municipales de différents bords politiques, dès lors qu’elles veulent prendre leurs responsabilités en faveur de la santé, d’une éducation respectueuse de l’intérêt des jeunes.
Une Charte municipale pour plus d’humain et moins d’écran
Le Collectif Attention propose de souscrire à une charte municipale qui comporte 4 grands engagements. Nous les reprenons brièvement ci-dessous.
Diffuser des messages de prévention sur les supports de la commune. Par exemple : Pas d’écran avant 6 ans ; pas de téléphone connecté à internent avant 15 ans ; à la maison promouvoir la règle des 4 PAS, pas d’écran dans la chambre, pas le matin, pas pendant les repas, pas avant d’aller dormir.
Éviter d’installer des écrans publicitaires dans l’espace communal.
Limiter la place des écrans dans les bibliothèques et médiathèques.
Mettre fin à la présence d’écrans dans les lieux qui accueillent des enfants.
Ce sont là les grandes lignes des propositions formulées par le Collectif Attention à destination des candidats aux élections municipales de mars 2026. On trouvera plus de précisions sur le site www.collectifattention.com contact@collectifattention.com
- Prévenir la population des risques du numérique
Diffuser des messages de prévention sur les supports de la commune. Par exemple : Pas d’écran avant 6 ans ; pas de téléphone connecté à internent avant 15 ans ; à la maison promouvoir la règle des 4 PAS, pas d’écran dans la chambre, pas le matin, pas pendant les repas, pas avant d’aller dormir.
- Former les agents de la ville aux risques du numérique
- Réguler les équipements numériques de la ville
Éviter d’installer des écrans publicitaires dans l’espace communal.
Limiter la place des écrans dans les bibliothèques et médiathèques.
Mettre fin à la présence d’écrans dans les lieux qui accueillent des enfants.
- Permettre le droit à la non-connexion administrative
Ce sont là les grandes lignes des propositions formulées par le Collectif Attention à destination des candidats aux élections municipales de mars 2026. On trouvera plus de précisions sur le site www.collectifattention.com contact@collectifattention.com
Pour sauver les accros aux écrans
Une telle démarche au niveau d’une ville est importante car même si les parent et les jeunes sont conscients du problème, il est très difficile de faire face individuellement, la pression des autre jeunes est forte, les parents eux-mêmes sont souvent concernés par la surexposition.
Une démarche collective rend plus facile l’effort de déconnexion. Des associations organisent des « défis déconnexion », des actions « 10 jours sans écrans » en lien avec des établissement scolaires et des municipalités. Les initiatives permettent d’espérer inverser la tendance et elles se multiplient en touchant des milliers de jeunes et des milliers de parents. Citons par exemple le COSE Collectif Surexposition Écrans qui propose des outils très utiles sur son site. Tout n’est pas perdu car de nombreuses actions sont porteuses d’espoir. Il faut saluer le travail formidable des associations qui agissent pour la santé des enfants. Il ne faut pas hésiter à les soutenir et à les mobiliser en tant que municipalité.
Nous sommes en présence d’une catastrophe sanitaire et éducative de grande ampleur. La question de la place des écrans dans notre société a une dimension politique qui est très bien posée dans le livre La guerre de l’attention – comment ne pas la perdre d’Yves Marry et Florent Souillot. A l’évidence, les industries du numérique sont très puissantes et nécessitent d’être régulées.
Une démarche collective rend plus facile l’effort de déconnexion. Des associations organisent des « défis déconnexion », des actions « 10 jours sans écrans » en lien avec des établissement scolaires et des municipalités. Les initiatives permettent d’espérer inverser la tendance et elles se multiplient en touchant des milliers de jeunes et des milliers de parents. Citons par exemple le COSE Collectif Surexposition Écrans qui propose des outils très utiles sur son site. Tout n’est pas perdu car de nombreuses actions sont porteuses d’espoir. Il faut saluer le travail formidable des associations qui agissent pour la santé des enfants. Il ne faut pas hésiter à les soutenir et à les mobiliser en tant que municipalité.
Nous sommes en présence d’une catastrophe sanitaire et éducative de grande ampleur. La question de la place des écrans dans notre société a une dimension politique qui est très bien posée dans le livre La guerre de l’attention – comment ne pas la perdre d’Yves Marry et Florent Souillot. A l’évidence, les industries du numérique sont très puissantes et nécessitent d’être régulées.
Votre attention s’il vous plaît !
Avec mes collègues Régis Rossi et Claire Lauzol nous avons publié chez Eyrolles L’art de l’attention – Se concentrer dans un environnement de distraction. Nous avons voulu proposer de la méthode, des techniques accessibles, pour faire attention à notre attention et identifier des axes de progrès.
Ces conseils permettent d’améliorer notre attention de façon durable pour gagner en clarté d’esprit, en créativité, et pour être vraiment présent quand il le faut. Cela suppose de bien comprendre les mécanismes de l’attention, de savoir mettre fin à la dispersion, puis prendre plaisir à être concentré.
Ces conseils permettent d’améliorer notre attention de façon durable pour gagner en clarté d’esprit, en créativité, et pour être vraiment présent quand il le faut. Cela suppose de bien comprendre les mécanismes de l’attention, de savoir mettre fin à la dispersion, puis prendre plaisir à être concentré.
A propos de l'auteur
Didier Noyé est un expert du management et du développement des ressources humaines. Consultant, coach de dirigeants et membre de la CrossKnowledge Faculty, il a publié de nombreux ouvrages de référence, dont Le Guide pratique du formateur et la collection BASIC du manager. Ses travaux portent sur la professionnalisation managériale, la formation et l’efficacité organisationnelle.

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