Recherche et Sélection réalisées par Catherine Cervoni, Juin 2026L’économie de l’attention déraille
La financiarisation de l’opinion transforme l’attention en actif négociable. Parier sur la viralité d’un contenu est une pratique courante, dopée par des marchés prédictifs qui brouillent la frontière entre influence et manipulation. Les métriques perdent leur innocence : derrière chaque vue peut se cacher un arbitrage, un bot, une distorsion. Dans ce climat, la quête de confiance supplante celle de visibilité, et les marques doivent prouver ce qu’elles affirment, au-delà des KPIs.L’ère du « slop » et la fatigue cognitive
Les flux sociaux sont envahis par des contenus générés par IA, au point que l’expérience elle-même se dégrade. Sur TikTok, le « slop » devient la norme, une pollution qui fragilise les plus jeunes et pousse les audiences à se réfugier dans des espaces privés. Le social glisse vers le dark social, où l’interaction se fait en DM, loin des arènes publiques. Pour les marques, la scène se rétrécit : il faut désormais être invité dans l’intimité des conversations.La souveraineté humaine comme contre‑modèle
Face à cette dérive, l’Europe esquisse une alternative fondée sur la preuve d’identité. De nouveaux réseaux imposent la certification humaine comme condition d’entrée, réhabilitant la qualité des échanges et la responsabilité individuelle. L’humanité devient un filtre, un privilège, un gage de valeur. Les communautés migrent vers ces zones régulées, et les marques devront suivre, au risque de parler seules dans des flux saturés.Vers un nouveau langage des usages
Ce moment de tension annonce une recomposition profonde : l’authenticité contrôlée s’impose comme norme, la transparence comme obligation, et la présence humaine comme avantage compétitif. Dans un écosystème où l’automatisation prolifère, la rareté se déplace vers ce qui ne peut être généré : la preuve, la relation, la conversation. Une mutation que les décideurs ne peuvent plus ignorer.
Parier sur nos likes et nos opinions : la nouvelle lubie des plateformes prédictives – Usbek& Rica
On connaissait jusqu’ici la plateforme Polymarket pour ses offres de paris tous azimuts, des compétitions sportives aux élections en passant par les conflits géopolitiques. Voilà désormais qu’elle projette d’offrir à ses utilisateurs la possibilité de parier sur l’« attention » numérique que ces événements suscitent : volume de tweets, nombres de vues et fluctuations de l’opinion. Au risque de la manipulation ? Enquête.
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LinkedIn lance les posts collaboratifs : comment ça marche – BDM
Le principe, comme son nom l’indique, est assez simple : permettre à plusieurs membres ou pages d’entreprise de cosigner une publication, qui apparaîtra dans le fil d’actualité de l’ensemble des contributeurs. Leurs noms, accompagnés d’un lien vers leur page, s’afficheront en haut du post. Pour l’heure, la fonctionnalité est testée auprès d’un panel restreint de créateurs et de marques qui participent aux Cannes Lions. LinkedIn évoque un déploiement à plus grande échelle « dans les prochains mois », sans toutefois préciser de date de disponibilité en France.
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86% des Français utilisent les réseaux sociaux pour rester connectés à leurs proches, selon une étude – The Media Leader
63% des interactions sociales se déroulent désormais via les messages privés et les Stories privées, tandis que 85% des utilisateurs partagent du contenu en privé entre une et dix fois par jour. Plus de la moitié des répondants (56%) préfèrent interagir avec les marques dans des espaces privés (DM, Stories ou chatbots), contre seulement 20% dans les espaces publics.
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Étude : TikTok noyé sous l’AI slop, 3 fois plus que YouTube - BDM
Sur un fil TikTok tout neuf, le slop est déjà la norme. Une étude chiffre le phénomène et pointe une zone particulièrement saturée : les contenus pour enfants. Pour observer le fil « brut » de TikTok, les chercheurs de Kapwing ont créé un compte neuf et relevé la nature des 500 premières vidéos proposées dans l’onglet Pour toi. Sur l’ensemble, 294 vidéos, soit 59 %, ont été identifiées comme de l’AI slop. La même expérience menée sur un compte YouTube vierge n’avait fait apparaître que 21 % de contenus de ce type dans le fil des Shorts, plaçant TikTok à un niveau près de trois fois supérieur.
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W, rival européen de X, met en ligne sa première version publique – The Media Leader
Le réseau social W, qui se veut une option alternative européenne à X, la plateforme d’Elon Musk, s’est jeté mercredi dans le grand bain, en mettant sa première version publique à la disposition des internautes. Le nouveau réseau, basé en Suède, impose en effet à ses membres de prouver leur identité lors de leur inscription (en scannant passeport ou carte d’identité via une application distincte), histoire de s’assurer qu’ils sont bien humains, même s’ils peuvent ensuite utiliser un pseudonyme pour communiquer.
Qu’il s’agisse de W, eYou, ou d’Eurosky, une plateforme d’accès à des réseaux sociaux indépendants ouverte mi-avril, les initiatives européennes fleurissent. Bulle, qui se qualifie de « réseau social sain », a vu le jour en janvier, tandis que Monnett, à mi-chemin entre TikTok et Instagram, doit mettre en ligne sa version aboutie début juillet.
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Qu’il s’agisse de W, eYou, ou d’Eurosky, une plateforme d’accès à des réseaux sociaux indépendants ouverte mi-avril, les initiatives européennes fleurissent. Bulle, qui se qualifie de « réseau social sain », a vu le jour en janvier, tandis que Monnett, à mi-chemin entre TikTok et Instagram, doit mettre en ligne sa version aboutie début juillet.
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« Les décideurs B2B ne lisent plus de livres blancs »: un expert nous explique l’intérêt de la Creators Marketplace de LinkedIn – Les Gens d’Internet
Le réseau social pour les professionnels LinkedIn vient d’annoncer un tournant majeur pour les créateurs de contenu B2B. La plateforme introduit la Creator Marketplace aux États-Unis et au Canada. L’objectif de cette nouvelle fonctionnalité est de mettre en relation plus facilement les créateurs et les annonceurs pour collaborer ensemble. Les marques peuvent rechercher et filtrer les influenceurs par secteur, taille d’audience, taux d’engagement ou encore type de contenu. Jusqu’à présent, il était difficile pour les créateurs de contenu B2B de monétiser leurs contenus sur LinkedIn, malgré parfois une audience plus qu’intéressante sur la plateforme.
LinkedIn peut devenir un espace où les marques tentent des prises de parole différentes, tout en touchant un public de professionnels. 81% des directeurs marketing B2B reconnaissent que leur organisation doit innover et 78% affirment qu’ils doivent changer leur façon de se présenter pour rester pertinentes. La marketplace a donc l’ambition de les accompagner au mieux dans ces nouvelles campagnes.
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LinkedIn peut devenir un espace où les marques tentent des prises de parole différentes, tout en touchant un public de professionnels. 81% des directeurs marketing B2B reconnaissent que leur organisation doit innover et 78% affirment qu’ils doivent changer leur façon de se présenter pour rester pertinentes. La marketplace a donc l’ambition de les accompagner au mieux dans ces nouvelles campagnes.
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Social media : les 7 péchés capitaux des grandes entreprises françaises - BDM
Publier beaucoup pour peu d’impact, négliger ses meilleurs leviers, courir après les mauvais indicateurs… Premier travers identifié, la gourmandise désigne une production de contenus trop abondante au regard de son impact réel. Sur LinkedIn, une entreprise du CAC publie en moyenne 200 contenus par an, soit environ quatre par semaine, pour 467 engagements par publication (voir image de une). Les deux indicateurs reculent d’année en année : le volume était de 244 publications en 2024, et l’engagement moyen de 475 en 2024, puis 528 en 2023.
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Snapchat encadre le partage des contenus des moins de 16 ans – CB News
Snapchat impose à ses utilisateurs âgés de 13 à 15 ans d’échanger uniquement avec des amis “mutuellement acceptés” au sein d’un profil dédié. Ils ne pourront plus partager leurs Stories et vidéos Spotlight à un public extérieur à cette liste d’amis. L’entreprise rappelle également qu’à travers son Centre Parental, les parents peuvent obtenir des informations sur la liste d'amis de leur adolescent, les personnes avec qui ils ont communiqué récemment, définir des restrictions de contenu, désactiver l'accès au chatbot My AI ou signaler des comptes.
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Meta doit être plus transparent sur le bannissement des comptes – The Media Leader
Le conseil de surveillance créé par Meta, maison mère de Facebook et Instagram, pour examiner ses décisions de modération, a appelé les réseaux sociaux à établir des règles claires et cohérentes concernant la désactivation des comptes, tout en offrant des possibilités de recours aux utilisateurs. Être définitivement banni d’un réseau social peut isoler de contacts essentiels dans la vie réelle et « les utilisateurs ont souligné à quel point la perte de leurs comptes avait nui à leur vie sociale, leur santé mentale ou leur bien-être financier », selon l’instance.
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IA et réseaux sociaux bousculent les moteurs de recherche - Emarketing
Si les moteurs classiques dominent encore, l’IA générative et les plateformes sociales s’imposent. En moins d’un an, plus d’un tiers des utilisateurs ont modifié leurs habitudes, imposant aux marques une présence omnicanale. 41% de la population française utilise désormais la GenAI pour ses recherches, incluant 53% des Millennials et 35% des membres de la génération X. Les internautes sollicitent ces outils pour s’informer sur l’actualité (48%), découvrir des marques (44%) ou consulter des tutoriels (43%).
Cependant, la fiabilité des sources demeure le principal frein à son adoption pour 42% des utilisateurs, devant les craintes liées à la confidentialité des données (37%). Les réseaux sociaux dominent pour l’actualité (68%) et l’inspiration (51%), particulièrement dans les domaines de la mode et du luxe. En revanche, pour des sujets complexes comme la banque ou la santé, l’IA générative gagne du terrain comme aide à la décision : 53% des plus jeunes l’utilisent déjà pour des questions médicales.
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Cependant, la fiabilité des sources demeure le principal frein à son adoption pour 42% des utilisateurs, devant les craintes liées à la confidentialité des données (37%). Les réseaux sociaux dominent pour l’actualité (68%) et l’inspiration (51%), particulièrement dans les domaines de la mode et du luxe. En revanche, pour des sujets complexes comme la banque ou la santé, l’IA générative gagne du terrain comme aide à la décision : 53% des plus jeunes l’utilisent déjà pour des questions médicales.
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