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Tribune libre à Isabelle Reyre (Arctus) Performance collaborative et métiers : services, transversalité et expertises


Isabelle Reyre


Le numérique a fait émerger une nouvelle forme d’intelligence dans nos société : l’intelligence collective holomidale comme l’expose Jean-François Noubel. Tel le rhizome sous terre ou encore le réseau neuronal dans notre cerveau, l’intelligence holomidale s’appuie sur une structure qui s’auto-organise, où chaque individu peut être relié au groupe grâce au web, permettant d’interagir, de gérer un projet, de partager sa connaissance. Ce type d’intelligence collective peut émerger grâce à la diffusion des nouveaux usages numériques dans nos organisations. Mais où en sont ces pratiques collaboratives en interne ? Comment les différents métiers collaborent-ils aujourd’hui dans les organisations ? Quelles sont les bénéfices de ces nouvelles démarches ?



La collaboration au service de la performance

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La première chose à rappeler c’est la logique économique dans laquelle l’entreprise s’inscrit : qu’il s’agisse de productivité ou de qualité, la recherche de performance est inséparable de la collaboration. Preuve en est, le nombre des entreprises utilisatrices d’outils collaboratifs.
La collaboration digitale s’opère désormais pour une grande partie dans les intranets qui disposent dans plus de 65% des cas d’espaces dévolus à ces fins.
Communautés de pratique, d’intérêt, de projet … les raisons de collaborer sont multiples. Les métiers se saisissent des fonctionnalités offertes par l’intranet collaboratif pour améliorer leurs processus internes, pour mettre plus rapidement et plus efficacement à disposition des autres équipes de l’entreprise leurs outils et services. Que ce soit une direction marketing qui profite des  fonctionnalités collaboratives pour recueillir des retours du terrain ou des idées pour le développement commercial ou une DRH pour capter et répondre aux  questions des collaborateurs sur leurs droits et devoirs de salariés, le champs des possible est vaste.

Sortir d’une logique de silo et créer de la transversalité

La valeur ajoutée discriminante en matière de collaboration digitale repose sur la transversalité que les fonctionnalités conversationnelles ou de mise en contact offrent aux organisations. Pour sortir d’une logique de silo et dans une entreprise où les projets mobilisent de plus en plus des équipes transversales, les communautés de projets ou de pratique se multiplient. Dans ces espaces les contenus, la connaissance s’agrègent. L’important va consister à savoir y capitaliser la connaissance et l’expérience qui se construit de manière dynamique.

L’évolution des compétences

Les nouveaux usages générés par les outils numériques (travail à distance, collaboration en ligne, …) ont aussi pour conséquence de faire évoluer les compétences de nombreux acteurs dans l’entreprise. Une dynamique clairement perçue par les DRH puisqu’ils considèrent à 96% l’impact des nouvelles technologies sur les besoins de formation dans l’entreprise, selon l’édition 2013 de l’Observatoire des RH et de la e-transformation.
Qu’il s’agisse de gérer un projet ou de piloter une équipe, c’est désormais un rôle de facilitateur que doit endosser le chef de projet tout comme le manager. De nouveaux savoir-être sont à mobiliser pour animer des compétences en réseau, susciter l’engagement des équipes sur une plateforme collaborative, mais aussi accompagner le changement. Ces  compétences comportementales nécessitent aussi de sortir des réflexes de contrôle profondément ancrés dans la culture de nos organisations afin de développer confiance et e-leadership.

L’émergence de nouveaux métiers

Le déploiement de ces plateformes et l’émergence de nouveaux usages collaboratifs nécessite la mise à disposition d’hommes pour les faire vivre : animateur d’espaces collaboratifs ou community managers, contributeurs, …
De plus en plus d’entreprises déclarent disposer de ces nouveaux profils dans leur organisation pour animer le dispositif, le piloter, modérer les échanges ou encore réaliser des actions opérationnelles de paramétrage et d’habilitation. Les entreprises répondantes à l’édition 2014 de l’Observatoire de l’intranet déclarent pour 45% d’entre elles avoir mis en place au moins un community manager dans l’organisation. Aujourd’hui, cependant, rares sont celles qui en ont davantage.  Tout l’enjeu pour les entreprises est de reconnaître ces nouvelles activités et de mettre en place les dispositifs de professionnalisation et d’évaluation essentiels à leur déploiement et à la motivation de ces nouveaux acteurs. 

Autre base de connaissance : l’annuaire enrichi, un vivier pour une GPEC dynamique

L’annuaire enrichi peut constituer un véritable réservoir interne de savoirs : la déclaration individuelle de leurs compétences par les collaborateurs, qu’il s’agisse de celles qu’ils mettent en œuvre dans le cadre de leur emploi actuel ou qu’ils ont développées par le biais d’activités extra-professionnelles  est une manne potentielle pour une gestion plus dynamique de la GPEC.
84% des DRH interrogés dans le cadre de l’édition 2013 de l’Observatoire des RH et de la e-transformation considèrent que la GPEC est fortement impactée par les nouvelles technologies. L’annuaire enrichi et le réseau collaboratif interne dans son ensemble sont donc de véritables atouts pour les DRH qui vont pouvoir identifier plus rapidement les talents ou les compétences rares dans l’entreprise au service des besoins métiers. Annuaire et RSE peuvent ainsi être de très bons accélérateurs de la mobilité interne, comme le confirment 84% des DRH qui pressentent l’impact du numérique sur cette problématique. 

En conclusion

La valorisation des individus et des réseaux,  la diffusion de la connaissance au travers des conversations, la fertilisation croisée, la transversalité et le décloisonnement comme l’émergence de nouvelles compétences et de nouvelles missions sont autant d’expressions de la performance collaborative dans nos organisations, celle qui permet à l’entreprise d’innover et de penser son futur.

DRH : l’Observatoire des RH et de la e-transformation vous intéresse ?

Il est encore temps de participer à la 4e édition de l’Observatoire des RH et de la e-transformation qui aborde l’introduction des nouvelles technologies dans les organisations sous l’angle des problématiques RH. L’enquête en ligne est ouverte jusqu’au 10 novembre et ne demande qu’une dizaine de minutes à compléter. Une occasion unique de veiller sur les principales tendances digitales RH et de benchmarker votre posture vis-à-vis du numérique, par rapport aux entreprises de votre secteur d’activité.
Pour répondre à l’édition 2014 de l’Observatoire : http://observatoire-etransformation.com

Isabelle Reyre et Gaelle Roudault (Arctus) pilotent l'atelier "Performance collaborative et Métiers" Search le 6 nov

14h00 - Introduction par Isabelle Reyre 
- Emergence de nouvelle forme d’intelligence collective et perspective qu’offre l’introduction des nouvelles technologies dans les organisations
- Rappel sur l’intelligence collective holomidale, dont l’émergence et le développement n’est possible que par l’utilisation des outils numériques (travaux du Collective Intelligence Research Institute – Jean-François Noubel) 

Trois éditeurs présenteront les innovations portées par leurs solutions logicielles, en les illustrant de retours d'expériences : 
- 14h15 / 15h00 - Comment évolue la collaboration chez les PME et les grands comptes ? Etudes de cas : Groupe Bouhyer, Réseau Ferré de France, Chambre de Commerce et de l'Industrie de Bretagne. 
Intervenant : Vincent Bouthors, Jalios 

- 15h00 / 15h45 - 
Et si le moteur de recherche devenait inutile « vers une plateforme collaborative prédictive » 
Etude de cas : un cabinet de 200 collaborateurs dans le domaine fiscal.
Intervenant : Patrick Michels, Knowings 

- 16h15 / 17h00 
Piloter son activité au quotidien : le Réseau Social d’entreprise au service de la performance collaborative des entreprises. 
Etude de cas : Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR). 
Intervenant : Alain Garnier, Jampespot 

- 17h00 / 17h30 - Une table ronde de synthèse permettra des échanges directs sur les tendances à court de terme de ces dispositifs et de leurs interconnexions avec la diversité des systèmes d'informations métiers.

















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