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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-05T13:06:00+02:00</dc:date>
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   <title>7 juillet. News. " Respirez, soufflez, gagnez ! "</title>
   <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 10:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Newsletter]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En ce début d’été 2026, alors que les diagnostics stratégiques se durcissent et que les signaux faibles s’accumulent, une vérité simple s’invite dans nos agendas saturés : la peur n’a jamais évité le danger, et elle n’a certainement pas vocation à gâcher les vacances. Le monde se complexifie, les règles s’effritent, l’information devient un théâtre d’affrontement, mais rien n’empêche de reprendre souffle pour mieux comprendre ce qui se joue.  Cette semaine nous vous proposons justement ce pas de côté : regarder avec lucidité l’arsenalisation du droit, la concentration des infrastructures numériques et les nouvelles formes de guerre cognitive, sans céder à la sidération. Car la maîtrise des savoirs n’est pas une injonction anxiogène, c’est une promesse de liberté. En capitalisant ce que nous savons, en fédérant ce que nous pouvons, nous transformons l’incertitude en marge d’action. Le danger existe, bien sûr, mais l’été aussi. Et c’est souvent dans la clarté des jours plus légers que se construit la meilleure vigilance.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97247861-67746982.jpg?v=1763204407" alt="7 juillet. News. " Respirez, soufflez, gagnez ! "" title="7 juillet. News. " Respirez, soufflez, gagnez ! "" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px; text-align: center;"> <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/forms/Contactez-nous--Partagez-votre-experience_f6.html" target="_blank">Partagez votre expérience ! Contactez-nous...</a> </div>    <div style="margin-left: 40px;"> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>SOMMAIRE &amp; Suivez les liens</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"> <br />  1 – <a class="link" href="https://www.veillemag.com/MOOC-L-intelligence-economique-un-cadre-methodique-pour-comprendre-et-agir_a7837.html" target="_blank">MOOC. L’intelligence économique, un cadre méthodique pour comprendre et agir&nbsp; &nbsp; </a>  &nbsp; <br />   <br />  2 – <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Politiques-d-acces-aux-soins-pourquoi-diffuser-ce-qui-fonctionne-est-devenu-un-enjeu-strategique-Tara-de-Condappa_a7799.html" target="_blank">Politiques d'accès aux soins : pourquoi diffuser ce qui fonctionne est devenu un enjeu stratégique ? Tara de Condappa</a>  &nbsp; &nbsp; &nbsp; <br />   <br />  3 – <a class="link" href="https://www.veillemag.com/20-Intelligence-economique-Knowledge-Management-OSINT-Chroniques-de-la-Recherche-Par-Christophe-Deschamps_a7853.html" target="_blank">#20. Intelligence économique, Knowledge Management &amp; OSINT. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps&nbsp;</a>  &nbsp; &nbsp; <br />   <br />  4 –&nbsp;<a class="link" href="https://www.veillemag.com/Tendances-data-driven-Juin-2026-Le-defi-n-est-plus-d-etre-vu-mais-d-etre-cru_a7839.html" target="_blank"> Tendances data-driven Juin 2026. Le défi n’est plus d’être vu, mais d’être cru.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</a>  <br />   <br />  5 – <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Vers-la-creation-d-une-Equipe-de-France-de-la-securite-economique--Mines-Paris-PSL-ADIT_a7815.html" target="_blank">Vers la création d’une « Équipe de France » de la sécurité économique ! Mines Paris PSL &amp; ADIT&nbsp; </a>  &nbsp; <br />   <br />  6 – <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Europe-quand-la-censure-devient-droit-Giuseppe-Gagliano-Cestudec_a7854.html" target="_blank">Europe, quand la censure devient droit. Giuseppe Gagliano, Cestudec</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #<span data-url="ca://s?q=summer_2026" role="button" tabindex="0">summer_2026</span>, #<span data-url="ca://s?q=strategic_vigilance" role="button" tabindex="0">strategic_vigilance</span>, #<span data-url="ca://s?q=weak_signals" role="button" tabindex="0">weak_signals</span>, #<span data-url="ca://s?q=cognitive_warfare" role="button" tabindex="0">cognitive_warfare</span>, #<span data-url="ca://s?q=lawfare" role="button" tabindex="0">lawfare</span>, #<span data-url="ca://s?q=economic_security" role="button" tabindex="0">economic_security</span>, #<span data-url="ca://s?q=digital_infrastructures" role="button" tabindex="0">digital_infrastructures</span>, #<span data-url="ca://s?q=knowledge_mastery" role="button" tabindex="0">knowledge_mastery</span>, #<span data-url="ca://s?q=economic_intelligence" role="button" tabindex="0">economic_intelligence</span>, #<span data-url="ca://s?q=knowledge_capitalization" role="button" tabindex="0">knowledge_capitalization</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97247861-67746982.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/7-juillet-News-Respirez-soufflez-gagnez-_a7856.html</link>
  </item>

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   <title>Titans quantiques : la nouvelle géopolitique de la puissance</title>
   <pubDate>Fri, 12 Jun 2026 15:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Quantique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’heure où l’informatique quantique tolérante aux fautes s’apprête à franchir le seuil de maturité, un nouvel ordre mondial se dessine. Derrière la promesse scientifique, c’est une redistribution brutale des rapports de force qui s’opère, portée par une concentration inédite des capitaux, une fracture technologique croissante et l’émergence de géants capables de remodeler la souveraineté des États.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96951270-67572383.jpg?v=1781275159" alt="Titans quantiques : la nouvelle géopolitique de la puissance" title="Titans quantiques : la nouvelle géopolitique de la puissance" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Source : <a class="link" href="https://www.areion24.news/produit/diplomatie-n-139/" target="_blank">Diplomatie N° 139</a>  <br />  <strong>L’Asie centrale : désormais inévitable ?</strong> <br />  Areion Group, Mai-Juin 2026 (100 page. <br />  Dans ce numéro nous avons retenu la contribution de <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/pcappedebaillon/" target="_blank">Patrick Cappe deBaillon</a>, référent Intelligence économique pour le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/philippe-clerc-26638219b/" target="_blank">Philippe Clerc</a>, président de l’Académie de l’intelligence économique.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’avènement d’une suprématie technologique totale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La transition des bits vers les qubits ne relève plus d’un simple saut de performance, mais d’une rupture systémique. En permettant la simulation de matériaux complexes et de réactions moléculaires impossibles à modéliser classiquement, l’informatique quantique ouvre la voie à une maîtrise intégrale des chaînes industrielles stratégiques. <br />   <br />  <strong>Défense, énergie décarbonée, pharmacologie : celui qui contrôlera cette capacité contrôlera l’amont de l’innovation mondiale</strong>. Avec un horizon technologique fixé à la fin de la décennie, l’avantage quantique devient un instrument de puissance irréversible, creusant un fossé durable entre nations détentrices et pays dépendants. <br />   <br />  <strong>Cette bascule marque la fin de l’hypercompétition pour inaugurer une ère où la suprématie technologique devient la matrice même de la géopolitique.</strong></span>  <h3>&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La montée des Titans et l’architecture d’un ordre restreint</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’accès au statut de titan numérique exige désormais des investissements colossaux, verrouillant l’entrée du marché. Les consortiums transnationaux structurent un oligopole où se concentrent capitaux, infrastructures et influence normative. Autour d’eux, un cercle diplomatique réduit, incarné par le Multilateral Dialogue on Quantum, façonne les standards et impose ses priorités. <br />   <br />  Les puissances émergentes tentent de résister en lançant leurs propres missions nationales, mais la dépendance envers les géants privés s’intensifie, au point de court-circuiter parfois les prérogatives régaliennes. La souveraineté devient un exercice d’équilibriste entre autonomie technologique et vulnérabilité structurelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une fracture mondiale aux effets systémiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La géographie de l’investissement dessine une géographie de l’exclusion. </strong> <br />   <br />  Près d’un tiers des institutions mondiales ne disposent d’aucune installation quantique, les condamnant à recourir à des clouds étrangers qui capturent données et priorités de recherche. <br />   <br />  La fuite des talents, qui touche plus de quatre pays sur cinq, alimente les écosystèmes des Titans et assèche les capacités locales. Dans un contexte de pénurie globale de compétences, la sous-représentation des femmes accentue encore l’atrophie du capital humain. Cette fracture compromet directement la réalisation des Objectifs de développement durable, empêchant le Sud global d’appliquer le quantique à ses urgences vitales, de la gestion de l’eau à la résilience climatique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nouveaux leviers de puissance et diplomatie quantique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La convergence entre quantique, intelligence artificielle et robotique redéfinit la création de valeur. </strong> <br />   <br />  Les hubs intégrés, comme celui de la Cleveland Clinic, incarnent un modèle où les institutions privées deviennent des centres de gravité stratégique, concentrant innovation, données et influence. <br />   <br />  Sur le plan sécuritaire, la menace que fait peser le quantique sur la cryptographie actuelle agit comme un levier de coercition diplomatique. Certains États, à l’image de l’Uruguay, amorcent déjà la transition vers des standards post-quantiques, tandis que d’autres restent exposés à une vulnérabilité permanente. <br />   <br />  Face à cette asymétrie, la diplomatie scientifique tente d’imposer un contrepoids, notamment via l’Open Quantum Institute du CERN ou l’Année internationale du quantique 2025, qui cherchent à transformer cette technologie en bien public plutôt qu’en instrument d’hégémonie.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une souveraineté “Quantum-Ready”</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La souveraineté de 2030 se joue dès aujourd’hui, dans les laboratoires comme dans les enceintes de normalisation. Être “Quantum-Ready” ne se limite pas à acquérir des machines, mais implique une littératie quantique profonde, capable d’irriguer les décisions industrielles et politiques. <br />   <br />  Les États doivent investir dans des programmes de coopération durables, suivre de près les indicateurs d’inclusion et s’engager pleinement dans la diplomatie scientifique. Sans cette gouvernance anticipatrice, ils risquent de subir l’ordre imposé par les nouveaux Titans plutôt que de participer à son écriture.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #QuantumTechnology #DigitalSovereignty #TechGeopolitics #QuantumComputing #AIInnovation #StrategicIntelligence #FutureOfSecurity #PostQuantumCryptography #GlobalTechPower #EmergingTechnologies
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96951270-67572383.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Titans-quantiques-la-nouvelle-geopolitique-de-la-puissance_a7743.html</link>
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   <title>L’inadéquation conceptuelle de l’article 39 de la Charte des Nations unies aux technologies quantiques.</title>
   <pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Morgane Violot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Quantique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Interprété avec l’article 1er de la Charte des Nations unies, l’article 39 constitue la base normative permettant au Conseil de sécurité de prévenir et maintenir la paix et la sécurité internationales. Si l’article 1er énonce les buts des Nations unies, l’article 39 constitue la matrice de la notion de menace à la paix et sécurité internationales, justifiant les pouvoirs coercitifs du Conseil de sécurité dans le cadre du Chapitre VII de la Charte.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96859147-67517670.jpg?v=1780738094" alt="L’inadéquation conceptuelle de l’article 39 de la Charte des Nations unies aux technologies quantiques." title="L’inadéquation conceptuelle de l’article 39 de la Charte des Nations unies aux technologies quantiques." />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  Les risques inhérents aux technologiques quantiques font l’objet d’une prise de conscience grandissante par les parties prenantes nationales et internationales. L’ordinateur quantique représente la menace la plus importante eu égard sa capacité de briser la cryptographie à clé publique actuelle et ainsi compromettre le cryptage et l’identité numérique. Par voie de conséquence, envisagé au regard de l’article 1<sup>er</sup> de la Charte, l’article 39 permet-il d’appréhender les technologies quantiques&nbsp;et ainsi prévenir le monde des risques afférents à de telles technologies ?</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’inadéquation de l’article 39 de la Charte des Nations unies à l’appréhension des technologies quantiques. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’article 39 de la Charte se bornant à mentionner la notion de menace à la paix sans en donner un contenu, c’est au Conseil de sécurité que revient le pouvoir créateur et discrétionnaire de définir celle-ci, et ainsi permettre l’inclusion des technologies quantiques au titre des situations considérées comme menace à la paix et à la sécurité internationales. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Si l’article 39 a été pensé pour appréhender des situations, telles que des conflits armés, des crises et non des technologies <em>stricto sensu</em>, l’élargissement de son champ d’application ne permet pas (encore) d’appréhender strictement les technologies quantiques en ce sens.</strong> <br />  &nbsp; <br />  La résolution 1540 du Conseil de sécurité qualifie formellement «&nbsp;la prolifération des armes nucléaires, chimiques et biologiques et de leurs vecteurs&nbsp;» comme une menace contre la paix et la sécurité internationales. Or, si cette résolution ouvre le champ dudit article, cette ouverture n’en permet pas moins l’intégration des technologies quantiques. En effet, à la lecture de ladite résolution, c’est la prolifération qui justifie à elle seule l’intégration des armes nucléaires, chimiques et biologiques dans le champ de l’article 39, et non ces armes en tant que telles. L’inclusion de pandémies au titre des menaces à la paix et à la sécurité internationales, telles que Ébola, illustre également cette ouverture du champ de l’article 39. <br />  &nbsp; <br />  À ce jour, la stratégie onusienne du Conseil de sécurité ne semble pas aller dans le sens d’une ouverture aux technologies. La non-inclusion de l’intelligence artificielle ou encore des systèmes d’armes létales autonomes au titre de menace à la paix et la sécurité internationales confirment cette interprétation. <br />  &nbsp; <br />  L’extension du champ des menaces, entendues au sens de l’article 39, pourrait également constituer une clé d’ouverture. En effet, si l’article 39 permet d’appréhender les menaces considérées comme actuelles ou imminentes, <em>quid</em> des menaces prospectives&nbsp;? Si aujourd’hui les risques inhérents aux technologies quantiques sont connus, la principale menace pour les États reste encore prospective. En effet, s’il est certain que l’ordinateur quantique constituera une véritable menace pour la paix et la sécurité internationales en raison de son potentiel à briser la cryptographie actuelle, celui-ci n’existe toujours pas. Ainsi, si les technologies quantiques ne peuvent être perçus comme une situation&nbsp;relevant de l’article 39, cette menace prospective pourrait-elle justifier une action immédiate du Conseil de sécurité&nbsp;à ce titre ? Ce questionnement permet d’interroger de manière plus large le rôle préventif du Conseil de sécurité. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les voies indirectes permettant l’intégration des technologies quantiques dans l’agenda onusien. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Si l’article 39 de la Charte des Nations unies se montre incapable de saisir les technologies quantiques de manière autonome, d’autres voies se font montrer. La stratégie onusienne quantique semble être une stratégie «&nbsp;par déport&nbsp;», soit un traitement des technologies quantiques par le prisme d’autres technologies. <br />  &nbsp; <br />  Les technologies convergent souvent avec d’autres technologies, telles que l’intelligence artificielle. C’est sous cet angle là que lesdites technologies sont aujourd’hui appréhendées. Il s’agit précisément du sens du discours du Secrétaire général, Antonio Guterres, du 19 décembre 2024&nbsp;dans lequel l’intelligence artificielle conjuguée aux technologies quantiques s’impose comme un risque à la sécurité internationale. Les technologies quantiques ne s’imposent donc pas ici comme une menace autonome mais comme une aggravation de menaces existantes. &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Le désarmement nucléaire permet également de saisir les technologies quantiques. Le lien entre ces deux dimensions a notamment été mis en lumière dans le projet <em>Science and Technology Watchtower&nbsp;: Monitoring Innovation for Disarmament project</em> de l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement dans lequel l’informatique quantique est perçue comme pouvant constituer une menace pour le cryptage actuel protégeant des données sensibles sur le désarmement. <br />  &nbsp; <br />  Par-delà ces éléments, il est permis de considérer que les technologies quantiques apparaîtront dans l’agenda onusien lorsque les enjeux militaires auront été clarifiés et lorsque les États commenceront à être dotés de technologies quantiques à la capacité de menacer l’ordre mondial.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div>
      <blockquote>A. GUTERRES, «&nbsp;Secretary-General’s remarks to the Security Council on artificial intelligence&nbsp;», allocution devant le Conseil de sécurité, New York, 19 décembre 2024, doc. ONU SG/SM/22500. <br />  &nbsp; <br />  Conseil de sécurité des Nations unies, résolution 1540 (2004) relative à la non-prolifération des armes de destruction massive, 28 avril 2004, doc. ONU S/RES/1540 (2004). <br />  &nbsp; <br />  Conseil de sécurité des Nations unies, résolution 2177 (2014), 18 septembre 2014, doc. ONU S/RES/2177 (2014). <br />  &nbsp; <br />  M. DUBUY, «&nbsp;La violation des droits de l’homme, une menace à la paix&nbsp;? Une rétrospective de l’évolution de la qualification de menace à la paix en lien direct ou indirect avec la violation des droits de l’homme&nbsp;», <em>Civitas Europa</em>, 41(2), p. 13-31. <br />  &nbsp; <br />  R. MAUREL, «&nbsp;L’encadrement juridique des technologies quantiques&nbsp;», séminaire de l’UMR DICE, 5 juin 2025, disponible sur <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=J7bXZZiO20Y">https://www.youtube.com/watch?v=J7bXZZiO20Y</a>  <br />  &nbsp; <br />  Recorded Future, <em>Quantum Risk Explained</em>, 7 mai 2026, disponible sur <a href="https://www.recordedfuture.com/fr/research/quantum-risk-explained#:~:text=Le%20principal%20risque%20est%20l,les%20logiciels%20à%20grande%20échelle">https://www.recordedfuture.com/fr/research/quantum-risk-explained#:~:text=Le%20principal%20risque%20est%20l,les%20logiciels%20à%20grande%20échelle</a>. <br />  &nbsp; <br />  UNIDIR, «&nbsp;UNIDIR launches Science and Technology Watchover for global security&nbsp;», 6 janvier 2026, disponible sur <a class="link" href="https://unidir.org/unidir-launches-science-and-technology-watchtower-for-global-security/">https://unidir.org/unidir-launches-science-and-technology-watchtower-for-global-security</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96859147-67517697.jpg?v=1781077196" alt="L’inadéquation conceptuelle de l’article 39 de la Charte des Nations unies aux technologies quantiques." title="L’inadéquation conceptuelle de l’article 39 de la Charte des Nations unies aux technologies quantiques." />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  <span style="color: rgb(0, 0, 0)"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/morgane-violot-3b613a280/" target="_blank">Morgane Violot</a>  est doctorante en droit international pénal et droit international humanitaire au sein du Centre de Recherche et d'Étude en Droit et Science politique (CREDESPO) de la Faculté de droit de l'Université de Bourgogne Europe. <br />   <br />  Elle est membre du Centre d'étude des évolutions des technologies quantiques (</span><span style="color: rgb(150, 96, 125)"><a class="link" href="https://cevoteq.com/" target="_blank">CevoteQ</a>  </span><span style="color: rgb(0, 0, 0)">), dirigé par Raphaël Maurel, Maître de conférences HDR en droit public à l'Université Bourgogne Europe."</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong><span data-url="ca://s?q=Quantum_Technologies" role="button" tabindex="0">QuantumTechnologies</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=UN_Charter_Article_39" role="button" tabindex="0">UNCharterArticle39</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=International_Security" role="button" tabindex="0">InternationalSecurity</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=Quantum_Computing_Threats" role="button" tabindex="0">QuantumComputingThreats</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=Global_Governance" role="button" tabindex="0">GlobalGovernance</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=Cybersecurity_Risks" role="button" tabindex="0">CybersecurityRisks</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=AI_and_Quantum" role="button" tabindex="0">AIandQuantum</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=UN_Security_Council" role="button" tabindex="0">UNSecurityCouncil</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=Future_Tech_Regulation" role="button" tabindex="0">FutureTechRegulation</span></strong><strong> # </strong><strong><span data-url="ca://s?q=Quantum_Geopolitics" role="button" tabindex="0">QuantumGeopolitics</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96859147-67517670.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-inadequation-conceptuelle-de-l-article-39-de-la-Charte-des-Nations-unies-aux-technologies-quantiques_a7710.html</link>
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   <title>La révolte contre les centres de données et la limite politique de l'intelligence artificielle</title>
   <pubDate>Sun, 07 Jun 2026 10:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Giuseppe Gagliano</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Aux États-Unis, l’essor de l’intelligence artificielle se heurte désormais aux territoires : des communautés locales s’opposent à des centres de données qui « deviennent bruit, consommation énergétique, trafic » et exigent des réponses sur l’eau, l’électricité et les coûts réels. Derrière ces hangars de béton, une même question surgit partout : qui décide, qui paie, qui contrôle une industrie qui « privatise les profits et socialise une partie des coûts » ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96877493-67526401.jpg?v=1780821771" alt="La révolte contre les centres de données et la limite politique de l'intelligence artificielle" title="La révolte contre les centres de données et la limite politique de l'intelligence artificielle" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand la puissance technologique américaine rencontre le territoire, l'eau et la facture d'électricité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pendant des mois, l'intelligence artificielle a été présentée comme le nouveau destin des États-Unis : capital privé, grandes entreprises technologiques, infrastructures gigantesques, promesse de productivité, supériorité stratégique sur la Chine. <strong>Mais derrière la rhétorique de la révolution numérique émerge un conflit beaucoup plus concret, moins spectaculaire et peut-être plus décisif : celui qui oppose les communautés locales aux centres de traitement de données nécessaires pour alimenter l'intelligence artificielle.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La scène venue de Lyon Township, dans le Michigan, est emblématique. Des citoyens avec des carnets remplis de notes, des bouteilles d'eau, des pancartes contre les centres de données, des réunions municipales bondées, des interventions interrompues, des demandes de documents, des campagnes de signatures, des soupçons envers les entreprises et les autorités locales. Ce n'est pas une protestation idéologique contre le progrès. <strong>C'est une réaction territoriale contre l'arrivée d'infrastructures énormes, souvent présentées sous des noms opaques, avec des procédures rapides, des clauses de confidentialité et des promesses économiques qui ne convainquent plus tout le monde.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le point est simple : l'intelligence artificielle ne vit pas dans le ciel. Elle vit sur la terre. Elle a besoin de hangars immenses, de serveurs, de systèmes de refroidissement, d'eau, d'électricité, de lignes à haute tension, de routes, de sécurité, d'avantages fiscaux et de consentement politique. Et lorsque cette machine entre dans les territoires, elle cesse d'être un miracle abstrait et devient bruit, consommation énergétique, trafic, pression sur les nappes phréatiques, inquiétude sur la valeur des maisons, méfiance envers les institutions.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin de l'innocence numérique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pendant des années, le monde numérique a été vendu comme léger, propre, immatériel. Le téléphone dans la poche, le nuage informatique, l'application, le moteur de recherche, le modèle linguistique : tout semblait appartenir à une dimension sans poids. Aujourd'hui, nous découvrons que ce nuage repose sur du béton, consomme de l'énergie, boit de l'eau et modifie la géographie des communautés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les centres de données ne sont plus des infrastructures invisibles. Ce sont les usines de la puissance numérique. Et comme toutes les usines, ils produisent des effets secondaires. La différence est que, contrairement aux usines traditionnelles, ils génèrent souvent peu d'emplois stables par rapport à la quantité d'énergie, d'eau et de sol qu'ils exigent.<strong> C'est là que naît la colère : les communautés locales voient arriver des investissements de plusieurs milliards, mais se demandent quelle part de cette richesse restera réellement sur le territoire.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le paradoxe est évident. Les grandes entreprises promettent l'innovation, mais réclament des exemptions fiscales. Elles promettent l'avenir, mais consomment les ressources du présent. Elles parlent d'efficacité, mais reportent sur les citoyens une partie du coût des infrastructures énergétiques. Elles invoquent la compétition avec la Chine, mais demandent aux petites communes d'accepter des projets décidés ailleurs.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">En ce sens, la protestation contre les centres de données est une bataille pour la démocratie locale. Non parce que les communautés pourraient arrêter seules l'évolution technologique mondiale, mais parce qu'elles posent une question élémentaire : qui décide ? Qui paie ? Qui contrôle ? Qui répond si les promesses ne sont pas tenues ?</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une révolte transversale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'aspect le plus intéressant est que cette opposition dépasse la division classique entre démocrates et républicains. Dans plusieurs États américains, des communautés conservatrices et progressistes se retrouvent du même côté. Les premières redoutent l'invasion des grandes entreprises, la perte de contrôle local, l'augmentation des factures, la subordination aux élites technologiques. Les secondes dénoncent la consommation environnementale, l'opacité des processus décisionnels, les incitations publiques accordées à des entreprises extrêmement riches.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est une convergence rare dans une Amérique polarisée. Dans le Michigan, le Wisconsin, le Maine, la Virginie, l'Indiana, l'Oklahoma, l'Oregon et ailleurs, la question est toujours la même : pourquoi devrions-nous accepter des infrastructures gigantesques sans savoir vraiment combien d'énergie elles consommeront, combien d'eau elles utiliseront, quels bénéfices elles apporteront et quels risques elles laisseront derrière elles ?</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les entreprises technologiques et leurs alliés politiques préféreraient réduire la protestation à un égoïsme local, au syndrome classique du « pas dans mon jardin ». Mais ce serait une erreur. Nous ne sommes pas seulement face à des citoyens qui refusent une installation près de chez eux. Nous sommes face à une méfiance plus profonde envers le pouvoir incontrôlé de la technologie. Une méfiance née du sentiment que les communautés sont consultées lorsque tout est déjà décidé.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La véritable fracture n'oppose donc pas progrès et retard. Elle oppose pouvoir centralisé et contrôle démocratique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La guerre économique de l'intelligence artificielle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Du point de vue stratégique, les centres de données sont des infrastructures critiques. Celui qui contrôle la capacité de calcul contrôle une partie de la souveraineté numérique. Sans centres de données, il n'y a pas d'intelligence artificielle avancée, pas de services informatiques, pas de défense cybernétique, pas de surveillance, pas de finance algorithmique, pas de recherche scientifique, pas de systèmes militaires autonomes, pas de logistique prédictive. C'est pourquoi Washington considère l'expansion des infrastructures numériques comme une priorité nationale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La compétition avec la Chine passe aussi par là. Il ne suffit pas d'avoir des entreprises brillantes ou des modèles sophistiqués. Il faut de l'énergie à bas coût, de la capacité de calcul, des chaînes d'approvisionnement sûres, des semi-conducteurs, du refroidissement, des connexions, des terrains disponibles. L'intelligence artificielle n'est immatérielle qu'en apparence. En réalité, c'est une gigantesque industrie lourde déguisée en logiciel.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais c'est précisément ici qu'apparaît la limite de la puissance américaine. Les États-Unis disposent du capital, des universités, des entreprises, de l'innovation et des marchés financiers. Mais ils ont aussi des communautés locales, des contentieux, des règlements, des conseils municipaux, des mobilisations civiques, des élections, des associations environnementales, des propriétés privées, une opposition venue d'en bas. La démocratie américaine peut ralentir la course technologique américaine.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est une contradiction énorme. La Chine peut planifier des infrastructures stratégiques avec moins d'obstacles politiques internes. Les États-Unis doivent négocier avec des territoires qui ne veulent pas devenir simplement les arrière-bases énergétiques de la Silicon Valley. <br />   <br />  <strong>Cette lenteur est une limite, mais aussi une force. Car un système qui ignore les communautés peut construire plus vite, mais il peut aussi accumuler des tensions plus profondes.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Énergie, eau et consentement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La question énergétique est centrale. Les centres de données consomment d'énormes quantités d'électricité. Dans certaines zones, les citoyens craignent l'augmentation des factures. Dans d'autres, la pression sur les réseaux. Ailleurs, la consommation d'eau pour le refroidissement. Là où l'agriculture est importante, la concurrence pour les ressources hydriques devient immédiatement politique. Là où le territoire est résidentiel, le problème devient la valeur immobilière. Là où les réseaux électriques sont fragiles, la question est de savoir qui financera leur modernisation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Ce n'est pas un débat technique. C'est une question de justice économique. </strong>Les grandes entreprises technologiques privatisent les profits et socialisent souvent une partie des coûts d'infrastructure. Les emplois promis ne compensent pas toujours les avantages fiscaux accordés. Les communes sont séduites par des recettes futures, mais doivent affronter immédiatement l'opposition, les frais juridiques, les divisions internes et la perte de confiance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans certaines communautés, le conflit a produit des alliances inattendues. Des personnes qui ne se parlaient plus pour des raisons politiques se retrouvent ensemble contre un centre de données. Des conservateurs hostiles à la réglementation découvrent la valeur du contrôle public. Des progressistes méfiants envers les mouvements locaux découvrent que la défense du territoire peut unir des mondes différents. <strong>C'est une petite leçon politique : lorsque le pouvoir économique devient trop grand, les anciennes appartenances se brouillent.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La démocratie contre l'automatisme technologique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le point le plus important est que la technologie n'avance jamais seule. Toute innovation exige une décision politique, même lorsqu'elle est présentée comme inévitable. Construire un centre de données signifie choisir un usage du territoire, un modèle énergétique, une priorité économique, un rapport entre public et privé. Cela signifie décider qu'une communauté donnée accueillera les coûts matériels d'une richesse produite ailleurs.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La protestation américaine contre les centres de données rappelle que la démocratie n'est pas un obstacle accidentel à la technologie. Elle est le lieu où la technologie doit rendre des comptes. Il ne suffit pas de dire que l'intelligence artificielle apportera le progrès. Il faut expliquer à qui, à quel prix, avec quelles garanties, avec quels contrôles, avec quelle distribution des bénéfices.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Si les entreprises technologiques ne comprennent pas ce point, la révolte grandira. Ce ne sera pas nécessairement une révolte contre l'intelligence artificielle en tant que telle. Ce sera une révolte contre sa forme oligarchique : quelques géants qui décident, de nombreux territoires qui subissent.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : la puissance a besoin de légitimité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La bataille autour des centres de données montre la face cachée de la nouvelle puissance américaine. <br />   <br />  L'intelligence artificielle ne dépend pas seulement des laboratoires, des investisseurs et des algorithmes. Elle dépend aussi de citoyens qui acceptent ou refusent une transformation de leur territoire. Elle dépend des conseils municipaux, des factures d'électricité, des nappes phréatiques, du trafic local, de la confiance dans les institutions.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les États-Unis ne pourront gagner la course technologique que s'ils parviennent à transformer l'infrastructure de l'intelligence artificielle en pacte politique. Sans ce pacte, chaque centre de données deviendra un front. Chaque communauté une résistance. Chaque projet une bataille juridique. Chaque promesse une source de soupçon.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La leçon est simple : au XXIe siècle, la souveraineté numérique ne se construit pas seulement avec des semi-conducteurs et des modèles d'intelligence artificielle. Elle se construit aussi avec le consentement.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Et lorsque le consentement manque, même la technologie la plus avancée découvre qu'elle a un vieux problème, obstiné et insurmontable : la démocratie.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.theguardian.com/us-news/2026/jun/05/ai-data-centers-local-opposition-democracy" target="_blank">https://www.theguardian.com/us-news/2026/jun/05/ai-data-centers-local-opposition-democracy</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88954236-62959841.jpg?v=1748523774&amp;ibox" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question."><img alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88954236-62959841.jpg?v=1748523774" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #DataCenters #AIInfrastructure #DigitalSovereignty #TechAccountability #EnergyConsumption #CommunityResistance #LocalDemocracy #BigTechImpact #InfrastructurePolitics #AIExpansion
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96877493-67526401.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/La-revolte-contre-les-centres-de-donnees-et-la-limite-politique-de-l-intelligence-artificielle_a7727.html</link>
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   <title>11 juin. ENIG 2026 : penser l’incertitude pour refonder l’action</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 16:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 11 juin 2026, l’EDC Paris Business School accueillera la 8ᵉ conférence ENIG, un rendez‑vous qui entend dépasser le constat d’un monde instable pour interroger la manière dont l’entrepreneuriat, l’innovation et la gouvernance peuvent se réinventer. Face à la convergence des crises climatiques, géopolitiques, sanitaires et numériques, l’événement revendique une ambition : apprendre à agir dans l’incertitude plutôt que de la subir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96818556-67487412.jpg?v=1780415663" alt="11 juin. ENIG 2026 : penser l’incertitude pour refonder l’action" title="11 juin. ENIG 2026 : penser l’incertitude pour refonder l’action" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"> <br />  <a class="link" href="https://enig2026.sciencesconf.org/" target="_blank">Source &amp; Programme</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un futur devenu matière à gouverner. Tensions territoriales et accélération technologique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au cœur des débats on trouve l’idée d’« alphabétisation des futurs », une capacité à lire et organiser l’inconnu. <br />   <br />  L’intervention de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fabrice-roubelat-3b0a0165/" target="_blank">Fabrice Roubelat</a>  s’inscrit dans cette perspective en définissant le futur comme un champ d’action fondé sur les sciences de la décision. Il y défend une anticipation responsable, attentive aux temporalités mouvantes, aux points de vue multiples et aux relations entre acteurs. Cette approche vise à déterminer si les organisations sont réellement en mesure d’orienter leurs choix vers des trajectoires éthiques et durables.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les échanges annoncés autour de l’action territoriale mettent en lumière les frictions entre les logiques de l’entrepreneur, du décideur public et du militant climatique. <br />   <br />  La distinction entre ville « paisible » et ville « agressive » illustre la manière dont les choix de gouvernance façonnent les environnements urbains. À ces tensions s’ajoute l’accélération induite par l’intelligence artificielle, perçue comme un facteur susceptible d’accentuer les désalignements entre sphères d’action, tant les rythmes qu’elle impose diffèrent de ceux du climat ou des politiques publiques.</span>  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Finance durable et gouvernance en mutation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une large partie de la conférence sera consacrée à la transformation de la finance sous l’angle social et environnemental. <br />   <br />  Les travaux portent sur l’intégration des critères ESG dans le capital‑risque, le rôle croissant des obligations vertes et sociales, ou encore l’impact d’une gouvernance féminisée sur les investissements environnementaux. Les sociétés à mission y seront examinées avec lucidité, entre promesses juridiques et contraintes opérationnelles, tandis que les chocs climatiques seront analysés pour comprendre leur effet sur la fragilité financière.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’IA comme fil rouge transversal</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’intelligence artificielle traverse l’ensemble des thématiques, qu’il s’agisse de marketing, de gestion interne ou d’enseignement supérieur. Elle redéfinit la relation client, modifie les pratiques des micro‑entrepreneurs et devient un outil pédagogique pour stimuler l’esprit d’entreprise. Mais elle s’impose aussi comme un objet de gouvernance, tant ses usages interrogent la responsabilité et la capacité des organisations à maîtriser leurs propres technologies.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une conférence pensée comme un écosystème scientifique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">ENIG 2026 se veut également un lieu de structuration de la recherche. <br />   <br />  Trois grands blocs thématiques organiseront les contributions, de l’entrepreneuriat social à la finance durable en passant par les paradoxes des entreprises familiales. La session « Meet the Editors » offrira un accès direct à plusieurs revues scientifiques, facilitant la transformation des travaux présentés en publications de haut niveau.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96818556-67487445.jpg?v=1780412457" alt="11 juin. ENIG 2026 : penser l’incertitude pour refonder l’action" title="11 juin. ENIG 2026 : penser l’incertitude pour refonder l’action" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>INSCRIPTION <br />  Les frais d'inscription à la conférence de cette année sont les suivants&nbsp;: <br />  • Doctorants&nbsp;: 100 € <br />  • Chercheurs et enseignants&nbsp;: avant 30 avril - 150 €, à partir de 30 avril - 180&nbsp;€ <br />  • Professionnels&nbsp;: 200 € <br />  LIEU <br />  La conférence se tiendra à EDC Paris Business School, 74/80 rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux. <br />  CONTACTS&nbsp;: <br />  Pour toute question concernant la conférence ou pour obtenir de l'aide concernant votre inscription,  <p dir="ltr">&nbsp;<a class="link" href="javascript:protected_mail('enig2026@gmail.com')" >Contact : enig2026@gmail.com</a>  &nbsp; <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7466735856272232449/" target="_blank">Signalé par Patrice Schoch</a>  <br />   <br />  #FutureOfWork #SustainableInnovation #AITransformation #ESGLeadership #DigitalStrategy #ClimateGovernance #EntrepreneurshipTrends #BusinessResilience #TechForGood #StrategicForesight
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/11-juin-ENIG-2026-penser-l-incertitude-pour-refonder-l-action_a7689.html</link>
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