Chroniques de la Recherche

#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps.


Jacqueline Sala
Vendredi 14 Août 2026


La guerre de l’information a changé de nature. Les travaux de Klaus Saalbach, Vaz & Ferreira, Walker et Ludwig ou Artemiy Grinchevskiy montrent que nous sommes entrés dans une conflictualité où l’objectif n’est plus de convaincre, mais de fracturer la réalité. Ce qui se joue désormais, c’est une attaque directe sur nos mécanismes de compréhension. Une guerre qui ne vise plus les récits, mais la cognition elle‑même.



#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps.

La rupture est là, nette, brutale. Les vieilles doctrines de persuasion ne tiennent plus face à une guerre cognitive qui s’attaque au cerveau comme à un champ de bataille. Klaus Saalbach l’a montré : l’abondance d’information ne renforce pas l’influence, elle la dissout. Le bruit neutralise le sens. Dans ce chaos, l’adversaire ne cherche plus à imposer un mensonge, mais à provoquer la « fermeture épistémique » décrite par Vaz & Ferreira, ce malware idéologique qui verrouille l’accès au réel.


Sur la scène internationale, la Trolling Diplomacy théorisée par Walker et Ludwig renonce à toute crédibilité pour saboter les canaux de communication. Une stratégie où, comme le résume Artemiy Grinchevskiy, l’enjeu n’est plus de faire croire, mais de rendre impossible le vrai. La guerre cognitive est devenue la matrice des conflits contemporains, et les démocraties doivent désormais apprendre à se défendre dans un monde où la vérité elle‑même est devenue une zone contestée.


Cognitive Warfare

Ce document de travail analyse le concept, les outils et les méthodes de la guerre cognitive, ainsi que ses rapports avec des concepts voisins et antérieurs. L'OTAN la définit comme la lutte pour la supériorité cognitive, et son Allied Command Transformation comme le ciblage délibéré de la cognition humaine et machine visant à influencer la façon dont les gens pensent, ce qu'ils ressentent et, en dernier ressort, la façon dont ils agissent.

Une attaque cognitive est un ensemble orchestré d'activités informationnelles conçues pour manipuler perceptions, croyances, décisions et comportements, au moyen d'émotions, de récits et d'identités fabriqués. Elle utilise les outils cyber pour produire des contenus destinés à devenir viraux, ce que l'auteur qualifie de malware idéologique, et suppose une analyse psychographique des croyances culturelles. En cas de succès, elle conduit à une fermeture épistémique où toute information nouvelle est rejetée dès lors qu'elle contredit le récit fabriqué.

Saalbach retrace les approches successives, guerre politique en 1948, guerre de l'information, puis guerre hybride après 2014, et constate que la guerre cognitive ne les a pas remplacées, d'où doublons de moyens, doublons de recherche et risque de bataille de mots-valises. Il identifie quatre difficultés : rien ne prouve que des messages ciblés modifient durablement les attitudes politiques, la surabondance informationnelle dilue les campagnes, les progrès de l'attribution cyber compliquent les actions clandestines, et l'extension du mot guerre aux outils stratégiques et à la pression politique risque de faire manquer des occasions de diplomatie.

Auteur : Klaus Saalbach
Type : Article de revue (working paper)
Éditeur : Universität Osnabrück Date : 8 juillet 2026
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Cognitive warfare, the new factor of geopolitical confrontation

Un trait qualitativement nouveau de la confrontation géopolitique est l'usage à grande échelle de formes et de méthodes militaires et non militaires d'action sur l'adversaire. La communication examine la nature de la guerre cognitive et la façon dont elle peut miner la confiance dans les institutions, déstabiliser les sociétés et infléchir l'opinion publique, avec des effets sur la sécurité nationale et les rapports de puissance mondiaux.

Son rôle dans la confrontation géopolitique est mis au jour. Les conflits du XXIe siècle soulèvent des problèmes tenant à la fois à l'affrontement dans les domaines traditionnels et à la transformation des moyens d'agir sur la vie des populations. L'auteure conclut que le nouveau champ de bataille est le cerveau.

Auteur : Atanaska Popova
Type : Article de revue
Source : Maritime Scientific Forum, vol. 10, n° 2, p. 31-38 Date : 19 juin 2025
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Cognitive Warfare and Strategic Uncertainty: Planning under the Threshold in Open Societies

L'article examine la façon dont les sociétés ouvertes peuvent concevoir une stratégie de long terme dans le domaine cognitif, sous conditions d'incertitude stratégique et de compétition persistante sous le seuil. Selon un dispositif de recherche conceptuel et doctrinal fondé sur l'analyse stratégique, la synthèse prospective et des illustrations opérationnelles tirées de la compétition informationnelle contemporaine, il développe un cadre présentant la guerre cognitive comme une lutte portant sur le tempo, l'attention, la légitimité et la qualité de la décision.

L'analyse avance un double diagnostic. D'abord le paradoxe de l'ouverture : une connectivité et une abondance informationnelles sans précédent coexistent avec la fragmentation, la polarisation et la dégradation de la construction collective du sens. Ensuite le paradoxe de la dissuasion : une culture stratégique centrée sur l'évitement de l'escalade incite les adversaires à recourir à des méthodes indirectes et déniables, opérant sous le seuil du conflit armé.

Mobilisant la théorie stratégique classique, la littérature sur les opérations d'information et des exemples contemporains dont l'ingérence électorale, les médias synthétiques et la compétition narrative en situation de crise, l'article soutient que la cognition est devenue à la fois le centre de gravité stratégique et une vulnérabilité principale des démocraties libérales. Il apporte trois contributions : il recadre la guerre cognitive moins comme un contrôle du récit que comme une lutte sur le tempo décisionnel et l'orientation institutionnelle ; il relie la théorie de la dissuasion et l'approche indirecte aux champs de bataille sociotechniques façonnés par l'accélération algorithmique et l'ambiguïté ; il propose des principes de conception doctrinale pour une défense cognitive compatible avec la gouvernance démocratique, fondés sur la légitimité, l'anticipation, l'interopérabilité en coalition et la cohérence institutionnelle.

La conclusion est que l'efficacité de la défense cognitive dépend moins de la domination informationnelle que de la capacité des sociétés ouvertes à maintenir une vitesse conforme au droit, une orientation stratégique et la confiance publique sous incertitude durable.

Auteurs : Luis Vaz, Pedro Ferreira
Type : Article de revue
Source : Bulletin of "Carol I" National Defence University, vol. 13, n° 2, p. 229-256 Date : 1er juillet 2026
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Disinformation as a weapon: legal limits of cognitive warfare under International Humanitarian Law

Le conflit armé contemporain opère de plus en plus par les domaines cognitif et informationnel, où la désinformation fonctionne comme un instrument stratégique capable de produire des effets sociétaux et opérationnels significatifs. Cette évolution met en question l'adéquation du droit international humanitaire, qui demeure structuré par des présupposés cinétiques du dommage, du ciblage et de la violence. La littérature existante identifie des lacunes réglementaires mais ne propose pas de cadre systématique pour interpréter l'application des principes juridiques actuels aux opérations non cinétiques.

L'article comble cette lacune en examinant si la désinformation peut être régulée dans le cadre du droit des conflits armés, et sous quelles conditions. Il adopte une méthodologie doctrinale fondée sur l'interprétation des traités et sur une analyse juridique fonctionnelle centrée sur les effets, en s'appuyant sur les sources juridiques primaires et sur les pratiques opérationnelles contemporaines.

Les résultats montrent que la désinformation n'échappe pas au droit, mais qu'elle révèle les limites des paradigmes interprétatifs dominants, en particulier sur le dommage, le ciblage et les seuils de conflit. En avançant un cadre interprétatif structuré et une théorie des seuils, l'étude affine la doctrine existante et éclaire les débats en cours sur la régulation de la guerre cognitive.

Auteur : Thomas Sheku Marah
Type : Article de revue
Source : Cogent Social Sciences, vol. 12, n° 1, art. 2687180 Date : 31 décembre 2026
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Étude QuestIE 2025 : Russie, la fédération en guerre

Éclipsée depuis des mois par la dégradation continuelle du climat géopolitique mondial, la guerre Russie-Ukraine reste, à ce stade, le conflit majeur du XXIe siècle. Forts de l'ADN de leur école, les étudiants de l'EGE se sont attelés à en fournir une meilleure compréhension, avec pour objectif d'élaborer la photographie du catalyseur majeur du conflit, la Fédération de Russie.

Pourquoi la Russie ? Responsable du conflit, elle a aussi largement contribué à en industrialiser une composante majeure, la guerre de l'information, avec pour conséquence le brouillage du rapport de force, voire de la nature du conflit. Une donne aggravée par le chaos géopolitique ambiant où une crise en chasse une autre dans les opinions publiques. Comment exercer son discernement dans un tel climat ? C'est la raison d'être de ce rapport, qui cherche à fournir une photographie claire, fiable et thématiquement la plus exhaustive possible d'un belligérant majeur et ennemi stratégique désigné de la France.

Conçu en une série de rapports, le QuestIE vise à autopsier la Russie et son effort de guerre. Le lecteur dispose à l'arrivée d'un kaléidoscope d'angles interconnectés et consultables dans n'importe quel ordre. Le rapport ne prétend pas définir une matrice de la Russie : il la fige dans un espace-temps donné, celui de la guerre, au travers de ses opérations, de ses interactions internationales, de son organisation politique et de ses capacités industrielles.

Institution : École de Guerre Économique
Source : Etude QuestIE 2025 : Russie, la fédération en guerre - Date : 9 juin 2026
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Trolling Diplomacy: The Evolution of Digital Statecraft from Tweets to Deepfakes

 
L'article introduit le concept de trolling diplomacy pour rendre compte d'une mutation de la diplomatie numérique. Il y a dix ans, la diplomatie Twitter décrivait des dirigeants contournant les canaux traditionnels pour s'adresser directement au monde, selon une logique de persuasion : un message, un émetteur, une audience à convaincre.

Grinchevskiy soutient que ce modèle a cédé la place à un autre, qu'il définit comme un ensemble délibéré d'opérations informationnelles mobilisant des contenus faux, générés ou manipulés dans leur contexte par des acteurs étatiques et para-étatiques, et visant à perturber l'environnement informationnel adverse, à provoquer des divisions internes et à créer de l'ambiguïté stratégique. Là où la diplomatie numérique antérieure opérait dans le paradigme libéral du dialogue, la trolling diplomacy relève du sharp power au sens de Walker et Ludwig : son avantage ne tient pas à faire croire une version des faits, mais à rendre impossible l'établissement du vrai.

La guerre de douze jours entre Israël et l'Iran en juin 2025 sert de point de bascule : pour la première fois, la désinformation générée par IA constitue la plus large catégorie d'affirmations fausses dans un conflit interétatique de grande ampleur. L'auteur impute ce basculement à trois facteurs convergents, la démocratisation de l'IA générative, l'architecture des plateformes (amplification algorithmique, modération défaillante) et un choix stratégique assumé faisant passer la désinformation du soutien tactique au mode de conduite autonome de la guerre. Quatre techniques composent le répertoire : le deepfake institutionnalisé en instrument opérationnel courant, les réseaux relais garantissant le démenti plausible, les fuites stratégiques qui fabriquent un faux contexte par des canaux réputés crédibles, et les guerres de mèmes exploitant les fractures culturelles.

La comparaison des modèles iranien et américain fait apparaître deux logiques opposées, décentralisation asymétrique et compensatoire d'un côté, maîtrise doctrinale de la chaîne informationnelle de l'autre, pour un effet convergent : la dégradation de l'infrastructure de communication dont dépendent l'échange de signaux diplomatiques, la gestion de crise et l'ordre juridique international, donc un risque accru d'escalade non voulue. L'auteur conclut à la nécessité de normes encadrant l'usage des médias synthétiques dans la communication interétatique, sur le modèle de l'architecture de contrôle des armements née de l'âge nucléaire.

Auteur : Artemiy Grinchevskiy
Source : Frontiers in Political Science, vol. 8 Date : 30 juin 2026
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A "Perfect Storm": News, Journalism and the Threat from Disordered Information

L'article soutient que les médias d'information, traditionnels comme sociaux, peuvent servir de canal d'introduction d'une information désordonnée, mésinformation, désinformation et malinformation, dans les écosystèmes informationnels, afin d'influencer les opinions et les événements. Les journalistes sont en première ligne face à l'insécurité épistémique, ce sentiment de ne plus pouvoir se fier à ce qu'on nous dit. L'étude s'appuie sur des entretiens semi-directifs conduits auprès de journalistes et d'acteurs de la société civile au Royaume-Uni, à l'échelon national, et interroge leur perception de la désinformation et de la menace qu'elle représente.

Par analyse thématique réflexive, elle constate que la perception du terme comme celle de la menace restent floues. Le sentiment de menace s'est accru après la pandémie de Covid-19, et les rédactions ont réagi en formant les journalistes à l'analyse de données et aux techniques de sources ouvertes, en plaçant la vérification au premier plan. Ces efforts sont toutefois entravés par la montée des réseaux sociaux, les difficultés d'effectifs, l'arrivée de l'intelligence artificielle et la fidélité persistante à un modèle libéral de l'information aisément exploitable.

L'article conclut qu'une conscience accrue des problèmes posés par l'information désordonnée est vitale si les médias, sociaux comme traditionnels, veulent éviter d'en être à la fois le canal et la cible. À défaut, notre sécurité épistémique est en danger.

Auteure : Natalie Martin
Source : Journalism Practice, p. 1-20 - Date : 29 juin 2026
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Critical Thinking, Metacognition, and Dual-Process Theory

Dans cet article, l'esprit critique est interprété comme une forme de métacognition visant à évaluer la pensée en se conformant aux normes de rationalité. L'auteur soutient que la théorie du double processus offre un fondement théorique solide pour expliquer l'esprit critique, car elle en reflète l'idée fondamentale, en justifie la nécessité et permet de comprendre pourquoi les individus ne font pas toujours preuve d'esprit critique.

L'article défend également l'idée que l'esprit critique ne doit pas être associé exclusivement à une pensée délibérée : il en examine les composantes intuitives et démontre que certains de ses aspects peuvent se manifester de manière automatique.


Auteur : Vitaliy Nadurak
Source : Informal Logic, vol. 46, n° 2, p. 187-208 - Date : 30 juin 2026
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The role of critical thinking and media literacy in enhancing fake news detection among students

La circulation massive de la mésinformation par les réseaux sociaux crée des difficultés substantielles pour les jeunes lorsqu'il s'agit d'évaluer de façon critique l'information en ligne. L'étude examine les associations entre pensée critique, éducation aux médias, curiosité et capacité à repérer les fausses informations chez des étudiants. Trois cent huit étudiants de sciences sociales ont répondu à des instruments validés mesurant les dispositions à la pensée critique, la curiosité, l'éducation aux médias et l'exactitude dans la distinction entre nouvelles authentiques et fabriquées présentées sous des formats de réseaux sociaux.

Les résultats montrent que les étudiants dotés d'une éducation aux médias et de compétences critiques plus solides identifient mieux les fausses informations. Une exactitude de détection plus élevée est également associée à une curiosité et à une confiance plus grande, ainsi qu'à une difficulté perçue plus faible lors de l'évaluation des contenus en ligne. La curiosité apparaît par ailleurs comme un prédicteur significatif de l'exploration des connaissances, ce qui suggère que la motivation épistémique favorise des processus de vérification et d'apprentissage plus approfondis. Ces résultats soulignent l'importance de dispositifs pédagogiques associant éducation aux médias, pensée critique et développement des émotions épistémiques dans les cursus universitaires.

Auteurs : Katerina Nerantzaki, Polykarpos Meladianos
Source : Media Practice and Education, p. 1-20 - Date : 12 juillet 2026
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OSINT et Imago : Boutcha comme lieu de mémoire du journalisme d'investigation

L'article analyse le rôle central de l'image dans les enquêtes OSINT, où des documents visuels (photos, vidéos, images satellites) sont exploités pour produire des preuves. Cette méthode repose sur deux étapes complémentaires : identifier dans les images des indices significatifs, puis les organiser dans une démonstration convaincante. L'image est considérée comme un objet stratégique, capable de révéler des informations dépassant son contenu apparent et de contribuer à une recherche de la vérité.

Les auteurs s'appuient sur le cas du massacre de Boutcha, en Ukraine, pour montrer comment les images, diffusées puis expertisées dans un contexte de guerre de l'information, deviennent à la fois des objets d'analyse, des preuves et des outils de communication. Ils soulignent enfin que ces images jouent un rôle mémoriel en documentant les violences de la guerre, acquérant ainsi une dimension symbolique qui oscille entre révélation et mise en scène du réel.
 

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#23. Guerre cognitive, déception et désinformation. Christophe Deschamps.
Christophe DeschampsIntelligence Économique Ph.D , est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles.
Depuis 2004, il anime le blog outilsfroids.net, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.

Publications :
- La boîte à outils de l'intelligence économique. Dunod. 2011
- Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management. Eyrolles. 2011
- Le nouveau management de l'information. FYP. 2009
Auteur sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/
Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises "  Lien Thèses.fr
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