Chroniques de la Recherche

#27. Renseignement, contre-ingérence et surveillance. Chroniques de la Recherche - Octobre 2026 — Par Christophe Deschamps

Pratique et analyse du renseignement, services, doctrines, sources ouvertes, dont analyse augmentée par l'IA.


Jacqueline Sala
Lundi 5 Octobre 2026


Le signal utile est rarement le plus visible. L’enjeu n’est pas de tout savoir, mais de repérer l’anomalie, le chiffre qui change l’échelle et le discours qui révèle un déplacement. Puis d’anticiper ce qui pourrait suivre. les travaux réunis par Christophe Deschamps font émerger un paradoxe. Plus les capacités techniques progressent, plus la faculté de contextualiser, de douter et de donner du sens devient déterminante.



#27. Renseignement, contre-ingérence et surveillance.  Chroniques de la Recherche - Octobre 2026 — Par Christophe Deschamps
Pour William Martin, le renseignement consiste à percevoir ce que le décideur ne peut voir directement et à lui donner du sens. William Schlickenmaier estime  lui que l’IA pousse désormais cette logique vers un « renseignement défini par logiciel », au risque de rendre les organisations qui ne s’adaptent pas obsolètes.  Mais Anthony Monroe rappelle la frontière essentielle : les machines traitent les données, tandis que le jugement sur leur sens, leur pertinence et leurs conséquences reste humain. 

Bram Spoor, Sebastiaan Rietjens et Erik De Waard montrent qu’au sein de l’OTAN, le cycle du renseignement est beaucoup moins linéaire sur le terrain qu’en théorie. Randall Stephenson va plus loin en invitant à penser faits, perceptions et connaissances comme des processus en transformation.  Les frontières entre partenaires et adversaires deviennent elles aussi plus mouvantes.

Kiril Avramov et Bianca L. Adair décrivent des relations entre services qui vont du partenariat durable à l’échange transactionnel. Robert Schuett élargit encore la perspective : « Là où il y a des espions, il y a une société. »  De la collecte à la bataille du sens  Coraline Quenson montre que les ingérences technologiques visent désormais aussi les perceptions, les élections, les entreprises ou les ressources essentielles.

Parallèlement, Giangiuseppe Pili souligne le paradoxe d’un OSINT devenu largement reconnu mais toujours sous-théorisé et rarement enseigné à l’université. Martin McKee, Anja Schreijer et Anna Odone ramènent finalement le problème à l’essentiel : face à la profusion des sources ouvertes, il faut déterminer quels signaux sont crédibles et ce qu’ils signifient.  C’est là que se joue la transformation du métier. Plus la technologie augmente notre capacité à voir, plus le renseignement dépend de notre capacité à comprendre.

AI and expertise: Intelligence delegation for intelligence analysis - CSI

Le renseignement, dans sa forme la plus élémentaire, est une délégation, par les décideurs, de leurs sens et de leur faculté de donner du sens à un service de renseignement, afin de réduire l'incertitude et de procurer un avantage compétitif. Il revient aux officiers de renseignement d'abord de recueillir des informations sur le monde (le percevoir) et sur la multitude vertigineuse de ses partenaires et adversaires potentiels, et ensuite de traiter cette collecte d'une manière que les clients politiques, opérationnels et militaires américains n'ont pas la capacité de mener eux-mêmes (lui donner du sens).

Un décideur américain ne peut assister en personne aux délibérations de politique étrangère d'un autre pays, un planificateur militaire ne peut observer de ses yeux les systèmes de missiles d'un ennemi, et les forces de l'ordre ne peuvent être présentes auprès d'un groupe terroriste pendant qu'il prépare un attentat. À la place, nous déployons des officiers traitants pour recruter des sources ayant accès à la décision étrangère, nous prenons des photos satellites des positions de missiles et nous interceptons les communications de ceux qui préparent des attentats.

Auteurs : William Martin
Type : Article de revue
Source : Studies in Intelligence · vol. 70 · n° 3 · p. 27-31 · CIA - Date : 1er septembre 2026
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Software-Defined Intelligence: A New Way of Thinking About Tradecraft

Les capacités en évolution rapide de l'intelligence artificielle générative ont clairement montré que l'accélération du changement technologique accroît la pression en faveur d'une transformation radicale des processus du renseignement pour répondre aux attentes des clients. Dans cet article, je propose un nouveau paradigme pour penser non seulement la transformation analytique, mais un changement plus large de notre conception du métier du renseignement : le concept de « renseignement défini par logiciel » (software-defined intelligence).

Je présente six formes ou composantes de ce renseignement défini par logiciel et propose une série d'investissements et de changements de politique pour rendre cette transformation possible. Faute de changement, la communauté du renseignement risque de se découvrir obsolète avant même de s'en rendre compte.

Auteurs : William Schlickenmaier
Type : Article de revue
Source : Studies in Intelligence · vol. 70 · n° 3 · p. 39-47 · CIA-  Date : 1er septembre 2026
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Intelligence Analysis in the AI Era

L'analyse reste, au fond, une activité cognitive. Même lorsque le traitement de données à grande échelle, l'apprentissage automatique et l'inférence automatisée deviennent des composantes ordinaires du travail analytique, les jugements portant sur le sens, la pertinence, la plausibilité et les conséquences sont toujours portés par des personnes.

Ce qui a changé n'est pas le rôle de la cognition humaine, mais l'environnement dans lequel elle s'exerce. Les analystes travaillent désormais au sein de systèmes sociotechniques dans lesquels le raisonnement humain est imbriqué dans des productions algorithmiques, des modèles statistiques et une détection automatisée de motifs. Dans ces conditions, comprendre comment fonctionne la pensée devient plus important, et non moins.

Auteurs : Anthony Monroe
Source : Indie Hackers
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Analogical Reasoning in Intelligence Analysis:Desk-side Evaluation methods

Le raisonnement analogique est un outil heuristique omniprésent, que nous employons pour donner sens à des situations complexes et ambiguës, réduire l'incertitude et aider à la décision. Au sein de la communauté du renseignement, les analystes y recourent souvent pour ces raisons. Choisir les analogies qui éclairent le mieux un scénario présent (la question examinée) est indispensable pour servir les clients de la sécurité nationale et préserver la crédibilité analytique. L'expérience montre pourtant que ce processus de sélection est semé d'embûches. Dans cet article, je propose une méthode pour l'améliorer.

Auteurs : Ryan Handy
Type : Article de revue
Source : Studies in Intelligence · vol. 70 · n° 3 · p. 49-54 · CIA - Date : 1er septembre 2026
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Inside NATO Intelligence: Practitioners’ Perspectives on the Intelligence Cycle

Le débat sur le cycle du renseignement est surtout académique et théorique. Malgré quelques exceptions, les données empiriques en sont largement absentes. Cet article entend y apporter une approche fondée sur des données de terrain, grâce à une recherche approfondie au sein du Corps multinational Nord-Est de l'OTAN (MNC NE), en Pologne et dans les États baltes. Il constate que les résultats reflètent largement la critique académique du cycle du renseignement.

Au MNC NE, des étapes étaient sautées, leur ordre inversé, le cycle fonctionnait dans plusieurs directions et la rétroaction posait problème. Les résultats montrent aussi que les praticiens commentaient surtout le cycle dans une perspective procédurale, en désignant comme problème des procédures défaillantes ou les données d'entrée. Le manque d'orientation claire et un mandat opérationnel limité dominaient particulièrement les échanges. D'autres thèmes concernaient les difficultés liées au renseignement d'origine sources ouvertes (OSINT) et au processus de gestion des besoins en renseignement et de la collecte (IRM&CM). Contrairement au débat, aucune réflexion critique de fond sur le cycle lui-même n'a été observée.

Auteurs : Bram Spoor, Sebastiaan Rietjens, Erik De Waard
Type : Article de revue
Source : International Journal of Intelligence and CounterIntelligence · p. 1-21 - Date : 9 sept. 2026
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Processual Foundations of Modern Intelligence Studies

S'appuyant sur les premières évaluations classifiées qui jugeaient le développement des études sur le renseignement « statique » et « sous-théorisé », et mobilisant des penseurs du processus comme Whitehead, Korzybski, Rescher et Penn, l'analyse soutient que le modèle standard de l'épistémologie du renseignement propre à ces études doit remplacer sa dépendance, datée, à une ontologie de la substance par une approche plus dynamique et relationnelle.

Malgré la croissance rapide de la discipline, une sous-théorisation persistante demeure, qui tient à son incapacité à embrasser pleinement les premiers appuis d'experts en faveur d'une pensée processuelle. Pourtant, l'examen de quatre veines de recherche couvrant les « trois vagues » de théorisation des études sur le renseignement (le diagnostic médical, l'épistémologie, les critiques postmodernes et des recherches « transdisciplinaires » novatrices) fait apparaître un intérêt savant, fragmenté mais émergent, pour le processus, le changement et la complexité multiordinale, qui manque pour l'heure d'un fondement métaphysique cohérent.

La philosophie du processus fournit ce fondement en remettant en cause les conceptions usuelles de la vérité, de l'objectivité et de la connaissance, ce qui entraîne un profond déplacement épistémologique. Il n'y a ni identité, ni mêmeté, ni fixité. Tout est processus, y compris notre perception, les faits et la connaissance. Au-delà de l'amélioration de l'évaluation et de la prévision en renseignement, une analyse en trois volets conclut qu'un paradigme processuel offre une vision d'avenir singulière pour améliorer la conscience évaluative, tant chez les analystes individuels que dans l'ensemble de la communauté du renseignement.

Auteurs : Randall Stephenson
Type : Article de revue
Source : International Journal of Intelligence and CounterIntelligence · p. 1-28 - Date : 1er sept. 2026
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Comparative Foreign Intelligence Services: Framing Policy and Threat Perception

Cet ouvrage collectif élabore une théorie comparative de la liaison de renseignement après la guerre froide, entre la communauté du renseignement américaine et ses homologues étrangers. Il présente le point de vue américain sur ces liaisons et dépasse la simple classification entre alliés et adversaires, en montrant que la coopération est façonnée par la perception stratégique de la menace, la puissance matérielle, l'accès au renseignement et la culture institutionnelle.

Le livre repose sur un double cadre, qui combine réalisme néoclassique et études du renseignement : les États recherchent la liaison non seulement en raison d'alliances formelles ou de rapports de puissance, mais aussi parce que les perceptions de la menace, la culture institutionnelle et l'accès au renseignement interagissent pour créer ou limiter des avantages décisionnels. Le volume approfondit en outre la compréhension de la culture stratégique et institutionnelle du renseignement, c'est-à-dire des schémas par lesquels les services influent sur la perception de la menace, l'interaction avec le politique, la gestion du secret et le contrôle.

Il classe les relations de renseignement américaines sur un spectre : partenariats durables, alliances méfiantes et échanges transactionnels. La partie empirique applique ce cadre à des études de cas : les coopérations britannico-américaine et israélo-américaine ; les renseignements chinois et russe dans un contexte de compétition entre quasi-égaux ; les systèmes cubain et iranien, marqués par la sécurité du régime, l'idéologie révolutionnaire et les tactiques de zone grise. Examiner la nature, le type et la qualité des interactions avec les services de renseignement du monde entier, et comprendre ces interactions, est indispensable à des pratiques de renseignement efficaces et avisées.

Auteurs : Kiril Avramov, Bianca L. Adair
Type : Livre
Source : Routledge · London · ISBN 978-1-003-43642-3 - Date : 8 septembre 2026
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The problem of intelligence in International Relations theory

Les États espionnent. Pourtant, la théorie des relations internationales (RI) n'offre aucun compte rendu systématique du renseignement. J'avance trois arguments. Premièrement, les théories réalistes des RI sont trop étroites pour théoriser le renseignement comme la pratique sociale complexe qu'il est. Le réalisme rend le renseignement invisible, ou le réduit à une seule logique instrumentale de raison d'État.

Deuxièmement, l'approche sociétale de l'École anglaise ouvre la voie à une théorisation du renseignement comme instrument d'une pratique normative. Étendre au renseignement la raison de système d'Adam Watson, en l'ancrant dans la relation entre renseignement et diplomatie et en l'appuyant sur une lex specialis émergente, permet d'établir que le renseignement contribue à constituer la société internationale au lieu de simplement y opérer. Troisièmement, l'approche sociétale n'épuise pas le sujet.

La raison d'humanité désigne une troisième logique, le renseignement au service de la justice, et les approches critiques approfondissent l'analyse en demandant de qui ce cadre sert la survie, l'ordre et l'humanité. Les trois logiques sont en tension permanente et tendent vers une hiérarchie approximative, qui reflète un choix politique plutôt qu'une nécessité structurelle. Cette analyse soulève une question pour la recherche future : le renseignement peut-il être qualifié d'institution primaire de la société internationale, c'est-à-dire de pratique dont la place n'est pas aux marges de la politique mondiale mais en son centre ? Là où il y a des espions, il y a une société.

Auteurs : Robert Schuett
Type : Article de revue
Source : International Theory · p. 1-32 - Date : 4 septembre 2026
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Gouverner le risque, transformer le renseignement français : Analyse criminologique des ingérences étrangères liées aux nouvelles technologies (2015-2025)

Les ingérences étrangères ont profondément évolué avec le développement des technologies. Elles ne se limitent plus à l'espionnage traditionnel. Elles peuvent maintenant viser les perceptions individuelles, les élections, les entreprises, les laboratoires, les ressources essentielles, les sites sensibles.

À partir du rapport public de la Délégation parlementaire au renseignement de 2025, ce mémoire analyse la manière dont la France identifie, qualifie et gère les risques liés à ces nouvelles menaces entre les années 2015 et 2025. Les ingérences numériques, économiques, clandestines, et bien d'autres encore, sont étudiées à travers la société du risque d'Ulrich Beck, la gouvernementalité de Michel Foucault et la théorie de la sécurisation de l'École de Copenhague.

Ce mémoire montre que les nouvelles technologies ne transforment pas seulement les moyens d'actions des puissances étrangères. Elles amènent aussi l'État français à réorganiser ses services de renseignement, leurs outils et leurs relations avec l'extérieur. Pour une meilleure gestion du risque.

Auteurs : Coraline Quenson
Type : Mémoire de master (typé « article de revue » dans Zotero)
Source : Mémoire, UCLouvain (dépôt DIAL) - Date : 2026
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Beyond training and techniques – searching for an OSINT-tailored pedagogy and education

Depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, le renseignement d'origine sources ouvertes (OSINT) est devenu largement reconnu et accessible dans le monde occidental. L'OSINT n'est pas nouveau en soi, l'information ouverte ayant toujours fait partie de la collecte du renseignement. Sa précision, la confiance du public à son égard et son accessibilité ont toutefois atteint ces dernières années des niveaux sans précédent.

Il en résulte que l'OSINT reste un domaine sous-théorisé, rarement enseigné dans les universités du monde entier, alors même que la demande de connaissances et de compétences directement applicables en milieu professionnel augmente. Si la formation au renseignement fait déjà débat au sein des études sur le renseignement, la manière dont l'OSINT devrait être enseigné ou intégré aux cursus de l'enseignement supérieur mériterait davantage d'attention. Cette recherche explore une approche possible de l'enseignement de l'OSINT, qui met l'accent sur l'esprit critique, la littératie des données et le sens de l'ouverture épistémique.

Auteurs : Giangiuseppe Pili
Type : Article de revue
Source : Canadian Foreign Policy Journal · p. 1-13 - Date : 21 septembre 2026
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Open-source intelligence in public health: a decision-centred framework

Les premiers signes de menaces pour la santé publique peuvent apparaître en dehors des systèmes de surveillance habituels, notamment dans la presse locale, les signalements citoyens, les réseaux sociaux, les images accessibles au public et les fuites antérieures à une publication officielle. Mais ces signaux peuvent être peu fiables, incohérents, voire manipulés.

Pour les autorités de santé publique, l'enjeu n'est pas simplement de rassembler davantage de données. Il est de déterminer rapidement quels signaux sont crédibles et ce qu'ils signifient, afin de prendre des décisions éclairées tout en respectant les exigences de la preuve, du droit et de l'éthique.

Auteurs : Martin McKee, Anja Schreijer, Anna Odone
Type : Article de revue
Source : European Journal of Public Health · vol. 36 · n° 5 · art. ckag173 - Date : 4 août 2026
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#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps
 
Christophe Deschamps, Intelligence Économique Ph.D , est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles.
Depuis 2004, il anime le blog outilsfroids.net, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.

Publications :
- La boîte à outils de l'intelligence économique. Dunod. 2011
- Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management. Eyrolles. 2011
- Le nouveau management de l'information. FYP. 2009
Auteur sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/
Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises "  Lien Thèses.fr
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