Géopolitique

7 & 8 octobre. RSMED 2026 : deux jours où Toulon devient la capitale de la géopolitique méditerranéenne


Jacqueline Sala
Jeudi 3 Septembre 2026


Les 7 et 8 octobre 2026, Toulon accueille une nouvelle édition des Rencontres Stratégiques de la Méditerranée. Deux jours denses, rythmés par des voix de premier plan, des débats qui tracent les lignes de force du monde à venir et des séquences prestige qui donnent à l’événement son caractère singulier. Focus sur les temps forts qui feront vibrer le Palais Neptune.




La Méditerranée comme prisme des recompositions mondiales

Une ouverture portée par les chefs d’état‑major. 

Dès le premier matin, les RSMED prennent une dimension exceptionnelle. Les trois chefs d’état‑major des armées ouvrent les débats, offrant une lecture directe des tensions globales. Leur intervention, rare dans un format public, installe immédiatement un tempo exigeant : celui d’une stratégie vécue au quotidien, sur les théâtres d’opérations comme dans les centres de décision.

Cette séquence inaugurale donne le ton d’un événement où l’opérationnel ne reste jamais loin de l’analyse académique.

Les grandes voix de l’édition 2026. RSMED 2026 : les visages qui font la stratégie

Ils viennent des armées, des think tanks, des laboratoires, des entreprises de défense ou des terrains diplomatiques. Ils observent le monde depuis des postes où la tension est quotidienne. Ils pensent la guerre, la paix, l’énergie, les vulnérabilités, les ruptures technologiques. 


Jean‑Marc Jancovici — Grand témoin

Énergie, climat, limites physiques : il rappelle que la stratégie doit composer avec le réel. Une intervention très attendue.


Général Thierry Burkhard — Chef d’état‑major des armées

Il ouvre les RSMED avec ce mélange rare de lucidité opérationnelle et de vision stratégique. Une parole directe, ancrée dans le réel, qui rappelle que la géopolitique n’est jamais abstraite.


Amiral Nicolas Vaujour — Chef d’état‑major de la Marine

La Méditerranée est son terrain, la mer son langage. Il décrypte les tensions navales avec une précision qui fait autorité. À Toulon, il joue à domicile.


Général Stéphane Mille — Chef d’état‑major de l’Armée de l’air et de l’espace

Drones, missiles, environnements contestés : il pense le ciel comme un espace stratégique total. Une vision indispensable pour comprendre les ruptures technologiques.


François Heisbourg — Analyste stratégique

Sa force : clarifier le chaos. Il relie les tensions africaines, indopacifiques, américaines et européennes avec une cohérence rare.


Dorothée Schmid — Spécialiste du Moyen‑Orient

Elle apporte une lecture fine, nuancée, presque chirurgicale des recompositions régionales. Une voix essentielle pour comprendre le Levant.


Jean‑Sylvestre Mongrenier — Géopoliticien de l’Europe et de la Russie

Baltique, OTAN, Russie : il éclaire les tensions européennes avec une rigueur analytique qui fait référence.


Frédéric Lasserre — Spécialiste de l’Arctique

Routes polaires, rivalités émergentes, climat : il révèle un espace longtemps ignoré, devenu stratégique.


Caroline Gauthier — Experte des modèles énergétiques européens

Elle décrypte les fragilités de l’énergie, ce nerf stratégique qui conditionne tout. Une approche mêlant technique et géopolitique.


Nicolas Bouzou — Économiste

Chaînes de valeur, souveraineté industrielle, dépendances : il met l’économie au centre de la puissance.


Général Pierre Schill — Expert du combat aéroterrestre

Il pense la profondeur comme un espace stratégique à part entière. Une vision doctrinale qui compte.


Florence Gaillard — Spécialiste drones & missiles

Elle analyse les menaces émergentes avec une précision rare. Une voix incontournable pour comprendre la guerre technologique.


Hervé Guillou — Industriel de la défense

Il apporte une lecture industrielle des ruptures technologiques, des architectures data‑centrées et de la souveraineté.

Afrique, Indopacifique, Moyen‑Orient : les recompositions en clair

La première série de tables rondes plonge dans les grands mouvements géopolitiques. L’Afrique est abordée sous l’angle des investissements comme instruments de puissance, avec des intervenants issus du monde diplomatique et économique.

L’Indopacifique, espace de rivalités sino‑américaines, est décrypté par des spécialistes des relations internationales et des officiers ayant servi dans la zone. Le Moyen‑Orient, toujours en recomposition, est analysé par des experts du renseignement et des chercheurs qui suivent au quotidien les dynamiques régionales.

À chaque session, un même fil narratif : comprendre comment ces recompositions lointaines influencent directement l’espace méditerranéen.

Arctique, énergie, souveraineté : les vulnérabilités qui s’entrecroisent

L’après‑midi du 7 octobre explore les défis transverses. L’Arctique, longtemps périphérique, devient un théâtre stratégique majeur, analysé par des spécialistes des routes polaires et des enjeux climatiques. L’énergie, fragilisée par les conflits, est abordée par des ingénieurs, économistes et responsables industriels.

La souveraineté industrielle et alimentaire, portée par des entrepreneurs, chercheurs et représentants de la jeunesse, s’impose comme un levier de résilience. Ces tables rondes montrent un monde où les dépendances deviennent des risques, où les chaînes de valeur sont des terrains de confrontation, où la stratégie se joue autant dans les infrastructures que sur les mers.

Drones, missiles, data : les ruptures technologiques en pleine lumière

Le 8 octobre s’ouvrira sur les technologies qui redéfinissent la guerre. Le combat aéroterrestre dans la profondeur est présenté par des officiers supérieurs et des ingénieurs de défense. Les menaces missiles et drones sont analysées par des spécialistes de la lutte anti‑aérienne et des experts du renseignement technique. La résilience des systèmes data‑centrés, enjeu majeur du champ de bataille numérique, est discutée par des chercheurs en cybersécurité et des industriels du cloud souverain.

Une table ronde retient particulièrement l’attention : « Gagner sans combattre », où analystes, stratèges et spécialistes de l’influence explorent les ressorts de l’intelligence stratégique.

Jean‑Marc Jancovici, le grand témoin attendu

Moment phare de la deuxième journée, l’intervention de Jean‑Marc Jancovici apportera une respiration singulière. Son regard sur l’énergie, le climat et les limites physiques du monde offre une profondeur supplémentaire aux débats. Sa présence rappelle que la stratégie ne se pense pas seulement en termes de puissance militaire ou technologique, mais aussi de contraintes matérielles et de trajectoires énergétiques.

La plénière finale explorera les nouvelles lignes de front intérieures, celles qui obligent à repenser la sécurité du territoire national. Experts, responsables institutionnels et acteurs de terrain y croisent leurs perspectives. En parallèle, les lycéens présentent leur parcours géopolitique, preuve que les RSMED ne sont pas seulement un rendez‑vous d’experts, mais un espace de transmission et d’ouverture.

7 & 8 octobre. RSMED 2026 : deux jours où Toulon devient la capitale de la géopolitique méditerranéenne

Palais des Congrès Neptune, place Besagne, Toulon. Événement gratuit, inscription obligatoire.
Lien disponible ici : inscription RSMED.
Les déjeuners partenaires et la soirée prestige sont sur invitation.
 


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