Pléthore : on ne compte plus les indicateurs qui viennent documenter la bascule à laquelle nous assistons depuis le déploiement massif de l’intelligence artificielle générative. L’Observatoire de l’IA responsable, publié par KPMG en juin 2026, révèle que 47 % des salariés du secteur privé se servent déjà de l’IA dans le cadre de leur travail. Dans les métiers de l’analyse ou de la décision, veille stratégique en tête, l’outil est passé en quelques années du statut de curiosité (« Nice to have ») à celui de réflexe quotidien (« Must have »). Doit-on pour autant penser que la machine grignote, mécaniquement et sans modération, le terrain de l’humain ? Ce serait aller un peu vite en besogne.
Une adoption rapide, mais une maîtrise encore fragile
L’étude récemment publiée par KPMG met en lumière une nuance intéressante quant à l’approche que les salariés ont de l’IA générative. Parmi celles et ceux qui l’utilisent, seuls 23% ont bénéficié d’une formation dédiée à un usage responsable de l’outil, et 6 % à peine d’une formation approfondie.
Or, la confiance accordée à ces technologies varie fortement selon que l’on ait été formé ou non, puisque 80 % des salariés formés se disent en confiance dans leur usage professionnel des outils d’IA externes, contre 67 % seulement chez ceux qui n’y ont pas été préparés. Cet écart révèle une chose essentielle, à savoir que l’intelligence artificielle générative a toujours besoin d’un pilote pour rester fiable, et qu’elle réclame par conséquent un humain formé et aguerri, en mesure d’en comprendre aussi bien les limites que les promesses.
Or, la confiance accordée à ces technologies varie fortement selon que l’on ait été formé ou non, puisque 80 % des salariés formés se disent en confiance dans leur usage professionnel des outils d’IA externes, contre 67 % seulement chez ceux qui n’y ont pas été préparés. Cet écart révèle une chose essentielle, à savoir que l’intelligence artificielle générative a toujours besoin d’un pilote pour rester fiable, et qu’elle réclame par conséquent un humain formé et aguerri, en mesure d’en comprendre aussi bien les limites que les promesses.
L’esprit critique, meilleur rempart face à l’automatisation
Mais la formation ne fait pas tout : encore faut-il, en toute circonstance, garder l’esprit en éveil et en activité. Cette exigence prend un relief particulier dans l’univers de la veille stratégique, où l’information constitue à la fois la matière première et l’enjeu de toute décision. L'intelligence artificielle appliquée à la veille ne doit jamais être réduite à un système opaque, ni à un simple « bouton magique ». Ici, gare aux effets de mode, voire aux effets d’annonce : à l'heure où certains acteurs promettent des agents « veilleurs » totalement autonomes, capables de collecter, de trier et de restituer l'information sans le moindre concours humain, il convient de raison garder. L’outil de veille n’est jamais aussi performant que lorsqu’il est correctement guidé par une intelligence humaine.
La promesse d’une IA relativement omnisciente et autonome se heurte encore à une réalité tenace, pour ne pas dire têtue. La compréhension fine d’un contexte métier, la connaissance de la stratégie d’entreprise, la capacité à distinguer un signal faible pertinent d’un simple bruit de fond, ou encore l’art d’évaluer la fiabilité d’une source et de mesurer les biais d’un modèle, tout cela demeure, aujourd’hui, du ressort de l’humain. Certes, la machine sait désormais lire, résumer et traduire à une vitesse inégalée, mais la vitesse ne fait pas le jugement. Comment, dès lors, tirer parti de cette rapidité sans jamais perdre la main ?
La promesse d’une IA relativement omnisciente et autonome se heurte encore à une réalité tenace, pour ne pas dire têtue. La compréhension fine d’un contexte métier, la connaissance de la stratégie d’entreprise, la capacité à distinguer un signal faible pertinent d’un simple bruit de fond, ou encore l’art d’évaluer la fiabilité d’une source et de mesurer les biais d’un modèle, tout cela demeure, aujourd’hui, du ressort de l’humain. Certes, la machine sait désormais lire, résumer et traduire à une vitesse inégalée, mais la vitesse ne fait pas le jugement. Comment, dès lors, tirer parti de cette rapidité sans jamais perdre la main ?
Le veilleur augmenté, jamais remplacé
Tout l’enjeu de la période actuelle consiste non pas à opposer l’humain et la machine, mais à organiser au mieux leur complémentarité. Dans les organisations qui sont accompagnées au quotidien, qu'il s'agisse de banques, d'acteurs de la santé, d'industriels de l'agroalimentaire, de la défense ou de tout autre secteur d’activité, la même dynamique se dessine. L'intelligence artificielle générative y devient un levier d'augmentation du veilleur, plutôt qu'un instrument de substitution. Elle absorbe les tâches répétitives et chronophages, qu’il s’agisse des résumés automatiques, de l’extraction d’entités nommées ou encore des traductions, ce qui libère un temps précieux. Le veilleur peut alors se concentrer sur ce que la machine ne maîtrise pas encore, à savoir la contextualisation de l’information au regard de la culture et de la stratégie de son organisation. À lui, et à lui seul d’en évaluer la portée et d’en tirer les recommandations utiles à la prise de décision.
L’étude publiée par KPMG en juin dernier en témoigne : une telle évolution appelle bien sûr de nouvelles compétences, qu’il s’agisse de la maîtrise du prompt, de la compréhension du fonctionnement des modèles ou de la culture de la gouvernance des données. Elle repose plus que jamais sur une conviction que l’histoire de la veille n’a cessé de confirmer : quelle que soit la rapidité avec laquelle une information est produite, sa valeur dépend du regard critique qui s’exerce sur elle.
Face à l’intelligence artificielle générative, la place de l’humain ne recule donc pas, elle se déplace plutôt, glissant de la production de l’information vers le jugement porté sur elle, de la collecte vers la décision, et de l’exécution vers la responsabilité. Aux organisations publiques et privées, dès lors, d'accompagner ce mouvement par la formation, la gouvernance des données et une vigilance de tous les instants. C'est à cette condition, et à elle seule, que l'intelligence artificielle restera ce qu'elle doit être, un outil au service de l'intelligence humaine, et non un substitut à celle-ci.
L’étude publiée par KPMG en juin dernier en témoigne : une telle évolution appelle bien sûr de nouvelles compétences, qu’il s’agisse de la maîtrise du prompt, de la compréhension du fonctionnement des modèles ou de la culture de la gouvernance des données. Elle repose plus que jamais sur une conviction que l’histoire de la veille n’a cessé de confirmer : quelle que soit la rapidité avec laquelle une information est produite, sa valeur dépend du regard critique qui s’exerce sur elle.
Face à l’intelligence artificielle générative, la place de l’humain ne recule donc pas, elle se déplace plutôt, glissant de la production de l’information vers le jugement porté sur elle, de la collecte vers la décision, et de l’exécution vers la responsabilité. Aux organisations publiques et privées, dès lors, d'accompagner ce mouvement par la formation, la gouvernance des données et une vigilance de tous les instants. C'est à cette condition, et à elle seule, que l'intelligence artificielle restera ce qu'elle doit être, un outil au service de l'intelligence humaine, et non un substitut à celle-ci.
A propos d'Arnaud Marquant
Fort d’un parcours de plus de vingt-cinq ans dans l’industrie, l’inspection technique et la performance opérationnelle, Arnaud Marquant dirige les opérations de KB Crawl depuis 2018. Ingénieur de formation, il a occupé des postes à responsabilité chez Bureau Veritas, pilotant des activités internationales, l’ouverture de nouveaux marchés et des projets d’efficacité opérationnelle. Il est également à l’origine de Regwatch, une plateforme de veille réglementaire déployée dans plus de 60 pays, illustrant son expertise au croisement de la veille, de la conformité et de la transformation des organisations.
KB Crawl SAS est un éditeur français, expert en solutions de veille stratégique Grâce à nos solutions nous permettons à nos utilisateurs (+120 000 dans le monde), de transformer la connaissance en savoir, de le partager et de l'enrichir. Premier éditeur de solutions de veille à avoir intégré des fonctions d'Intelligence Artificielle avec sa solution KB Suite IA, KB Crawl ouvre la voie à de nouveaux usages pour une veille augmentée.
Notre expertise répond aux attentes de nos clients (documentalistes, commerciaux, acteurs du marketing et de l'innovation, du juridique et de la réglementation, etc.), avec un déploiement sur-mesure selon le projet : chaque utilisateur est formé, aidé dans le paramétrage, assisté ponctuellement ou dans la durée.
Keywords
#HumanAndAI #AugmentedAnalyst #CollectiveIntelligence #DigitalSkills #InformationSovereignty #StrategicAnalysis #AILiteracy #OrganizationalInnovation #WeakSignals #DigitalTransformation

Accueil