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Regardez ! Harbulot–Gallet : deux trajectoires, un même combat


Jacqueline Sala
Lundi 13 Juillet 2026


L’un vient de la subversion intellectuelle, l’autre du commandement opérationnel. Ensemble, Christian Harbulot et le général Jean‑Claude Gallet incarnent une France qui regarde en face la conflictualité économique, informationnelle et cognitive. Leur alliance improbable dit beaucoup de l’époque : pour survivre, la nation doit réapprendre à penser la puissance.



L'EGE, une école pour la FRANCE, avec Christian Harbulot & Jean-Claude Gallet

Regardez ! Harbulot–Gallet : deux trajectoires, un même combat
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"La France est un pays imprévisible... c'est l'une de ses forces" — Général Jean-Claude Gallet

Une conflictualité sans uniforme qui exige des esprits lucides

La France évolue dans une zone grise où les attaques ne portent plus d’uniforme. Désinformation massive, pressions géoéconomiques, ingérences ciblées : le pays est confronté à une guerre qui ne dit pas son nom.

Dans ce brouillard stratégique, Christian Harbulot a été l’un des premiers à nommer les rapports de force. Depuis trente ans, il dissèque les mécanismes de domination, les dépendances industrielles et les offensives informationnelles qui minent la cohésion nationale. Son diagnostic est sans détour : l’affaiblissement cognitif des élites est devenu une vulnérabilité systémique.
À force de nier la puissance, la France a désarmé son propre logiciel mental.

Deux cultures opposées, une même exigence de souveraineté

Face à lui, ou plutôt à ses côtés, le général Jean‑Claude Gallet apporte une autre vision de la puissance. Son expérience du feu, des crises et de la décision sous pression lui a forgé une conviction : la France est imprévisible, et c’est l’une de ses forces. La rencontre entre ces deux trajectoires n’a rien d’évident. Harbulot, ancien militant maoïste, a refusé dans les années 70 toute instrumentalisation par des puissances étrangères, préférant la souveraineté à l’alignement idéologique. Gallet, officier issu du commandement, porte une culture de combat nourrie par l’exigence du réel.

Leur alliance révèle un paradoxe français : la capacité à faire converger des extrêmes pour servir l’intérêt supérieur du groupe. Ce rapprochement est plus qu'un symbole, c'est une méthode. Il montre que la défense nationale ne se construit plus seulement dans les états-majors, mais dans la fusion de visions capables de déjouer les stratégies indirectes.

Le temps long comme antidote au déni

L’École de Guerre Économique est depuis sa création, le laboratoire où cette convergence s’est structurée. Trente ans de recul ont permis de stabiliser une doctrine qui résiste à l’accélération des menaces contemporaines. Christian Harbulot y a bâti un échiquier analytique pour comprendre le rapport du faible au fort ; Jean-Claude Gallet y apporte une lecture opérationnelle qui reconnecte la théorie à la réalité du terrain.

Leur diagnostic commun est clair : la France a perdu la culture des ingénieurs et l’esprit de la Résistance, ces deux piliers qui permettaient de décider sur le temps long. En leur absence, le pays s’est laissé enfermer dans une gestion comptable, incapable d’anticiper les cycles de puissance.

 


Une alliance pour éviter l’effacement

La France doit maintenant réactiver un triptyque vital : le Savoir, pour nommer les menaces ; le Pouvoir, pour reconstruire des leviers d’action ; le Vouloir, pour assumer une prise de risque réfléchie.

Ces deux personnalités incarnent cette matrice. L’un éclaire les angles morts, l’autre rappelle que la puissance n’est pas un concept abstrait mais la condition de survie du modèle social.
Leur alliance est une invitation à rompre avec la routine, à redevenir imprévisible, à refuser l’effacement.

A propos de ...

L’École de Guerre Économique, fondée en 1997 à Paris, est un établissement d’enseignement supérieur spécialisé dans l’intelligence économique. Elle forme des cadres publics et privés à l’analyse des rapports de force, à la protection des actifs stratégiques et à la maîtrise des opérations d’influence. Son enseignement repose sur une méthodologie structurée : diagnostic des menaces, cartographie des acteurs, analyse du faible au fort et construction de stratégies d’autonomie.
Le CR451 est l’unité d’analyse avancée de l’EGE. Il produit des études sur les menaces économiques, informationnelles et cognitives visant les organisations françaises. Ses travaux s’appuient sur des données ouvertes, des enquêtes de terrain et des grilles d’évaluation doctrinales. Le CR451 fournit aux décideurs des indicateurs de puissance, des scénarios prospectifs et des outils d’aide à la décision pour renforcer la souveraineté opérationnelle.


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