Le principe. Le stratagème 26 est une technique de communication oblique.
Le stratège évite la confrontation directe, trop risquée ou trop coûteuse, et choisit la voie détournée : formuler une critique, une mise en garde ou une correction à travers un exemple qui n’est pas la cible réelle.
Cette approche permet de préserver les relations, d’éviter l’humiliation, et de laisser à la personne visée la possibilité de comprendre sans perdre la face.
C’est une stratégie de maîtrise du discours, où le non‑dit devient un instrument de pouvoir.
Cette approche permet de préserver les relations, d’éviter l’humiliation, et de laisser à la personne visée la possibilité de comprendre sans perdre la face.
C’est une stratégie de maîtrise du discours, où le non‑dit devient un instrument de pouvoir.
La diplomatie indirecte de l’Union européenne face à la Chine (2024–2026)
Depuis 2024, l’Union européenne pratique une forme raffinée de communication stratégique : parler de principes universels pour adresser des messages ciblés.
Lors des sommets sur le commerce et la sécurité, Bruxelles évoque “la nécessité d’un cadre multilatéral fondé sur la réciprocité et la transparence”. Officiellement, ces déclarations concernent tous les partenaires ; officieusement, elles visent la Chine, dont les pratiques industrielles et numériques inquiètent les Européens. En 2025, la présidente de la Commission déclare : “L’Europe doit défendre ses intérêts sans fermer ses portes.” Une phrase anodine en apparence, mais perçue à Pékin comme un signal clair : l’ouverture reste conditionnée à la loyauté économique.
Ce langage diplomatique, feutré mais précis, illustre parfaitement le stratagème 26 : dire une chose pour en viser une autre, maintenir le dialogue tout en posant les limites. La critique devient message, le message devient stratégie.
Lors des sommets sur le commerce et la sécurité, Bruxelles évoque “la nécessité d’un cadre multilatéral fondé sur la réciprocité et la transparence”. Officiellement, ces déclarations concernent tous les partenaires ; officieusement, elles visent la Chine, dont les pratiques industrielles et numériques inquiètent les Européens. En 2025, la présidente de la Commission déclare : “L’Europe doit défendre ses intérêts sans fermer ses portes.” Une phrase anodine en apparence, mais perçue à Pékin comme un signal clair : l’ouverture reste conditionnée à la loyauté économique.
Ce langage diplomatique, feutré mais précis, illustre parfaitement le stratagème 26 : dire une chose pour en viser une autre, maintenir le dialogue tout en posant les limites. La critique devient message, le message devient stratégie.
Les avertissements “génériques” de la Fed (2018–2022)
Entre 2018 et 2022, la Réserve fédérale américaine utilise régulièrement des messages indirects pour influencer les comportements des marchés. Plutôt que de cibler explicitement un secteur, elle publie des déclarations générales sur les “risques systémiques liés à l’endettement excessif”. Les investisseurs comprennent immédiatement que certaines pratiques sont visées.
En 2020, un discours sur “la prudence nécessaire dans les valorisations technologiques” est interprété comme un avertissement adressé aux géants du numérique, sans qu’aucune entreprise ne soit citée. La Fed parle d’un sujet… pour en viser un autre. Le stratagème devient un outil de régulation indirecte, où la parole influence sans accuser.
En 2020, un discours sur “la prudence nécessaire dans les valorisations technologiques” est interprété comme un avertissement adressé aux géants du numérique, sans qu’aucune entreprise ne soit citée. La Fed parle d’un sujet… pour en viser un autre. Le stratagème devient un outil de régulation indirecte, où la parole influence sans accuser.
Cyber. Les alertes publiques sans attribution (2023–2025)
Dans le cyber, le stratagème 26 se manifeste dans les bulletins d’alerte non attribués.
En 2023, l’ANSSI publie une note sur “des campagnes d’intrusion sophistiquées visant les infrastructures critiques”, sans nommer le groupe responsable. Les experts reconnaissent pourtant les signatures d’un acteur étatique bien identifié. En 2024, une recommandation européenne évoque “des comportements agressifs observés dans certains segments du cloud”, message clairement destiné à un fournisseur précis, mais formulé de manière générique. En 2025, la CISA publie un bulletin sur “l’usage abusif de vulnérabilités anciennes dans des environnements non patchés”, visant en réalité plusieurs administrations.
Le message est transmis, la cible comprend, mais la façade diplomatique reste intacte. Le stratagème 26 devient une arme de communication défensive, qui corrige sans escalader.
En 2023, l’ANSSI publie une note sur “des campagnes d’intrusion sophistiquées visant les infrastructures critiques”, sans nommer le groupe responsable. Les experts reconnaissent pourtant les signatures d’un acteur étatique bien identifié. En 2024, une recommandation européenne évoque “des comportements agressifs observés dans certains segments du cloud”, message clairement destiné à un fournisseur précis, mais formulé de manière générique. En 2025, la CISA publie un bulletin sur “l’usage abusif de vulnérabilités anciennes dans des environnements non patchés”, visant en réalité plusieurs administrations.
Le message est transmis, la cible comprend, mais la façade diplomatique reste intacte. Le stratagème 26 devient une arme de communication défensive, qui corrige sans escalader.
Comment ne pas tomber dans le piège ?
Le piège, c’est de croire que le message ne vous concerne pas. Une critique générale ne l’est presque jamais. Pour ne pas tomber dans le stratagème 26, il faut écouter ce qui est dit… mais surtout ce qui est sous‑entendu. Les signaux faibles, les allusions, les exemples “anodins” sont souvent des avertissements déguisés.
Ignorer ces messages indirects, c’est s’exposer à une correction plus frontale. Le réflexe stratégique consiste à analyser chaque communication comme un miroir potentiel, à se demander : “Qui est réellement visé ?” La survie stratégique dépend de cette capacité à lire entre les lignes.
Le stratagème 26 rappelle que le pouvoir s’exerce rarement dans la clarté. Les messages les plus efficaces sont parfois ceux qui ne nomment personne, mais que tout le monde comprend. Lacritique oblique est une arme d’influence. Elle protège, elle corrige, elle oriente. Et lorsque la cible réalise que le message lui était destiné, il est déjà trop tard pour prétendre ne pas l’avoir entendu.
Ignorer ces messages indirects, c’est s’exposer à une correction plus frontale. Le réflexe stratégique consiste à analyser chaque communication comme un miroir potentiel, à se demander : “Qui est réellement visé ?” La survie stratégique dépend de cette capacité à lire entre les lignes.
Le stratagème 26 rappelle que le pouvoir s’exerce rarement dans la clarté. Les messages les plus efficaces sont parfois ceux qui ne nomment personne, mais que tout le monde comprend. Lacritique oblique est une arme d’influence. Elle protège, elle corrige, elle oriente. Et lorsque la cible réalise que le message lui était destiné, il est déjà trop tard pour prétendre ne pas l’avoir entendu.
Pour aller plus loin
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