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NdlR : Il ne s’agit pas d’un modèle à copier, et c’est même tout l’inverse. Chercher à reproduire la stratégie chinoise serait une défaite annoncée, parce qu’elle repose sur des réflexes, des temporalités et des cultures qui ne sont pas les nôtres. Ce que nous devons saisir, ce ne sont pas les gestes à imiter, mais les logiques à comprendre, les ressorts culturels, les philosophies implicites, les manières de structurer le réel.
Le principe. La stratégie du désordre maîtrisé
Ce stratagème repose sur une idée simple : feindre la confusion pour éviter la confrontation.
Le stratège se présente comme inoffensif, distrait, ou dépassé, afin de désamorcer la vigilance de ses adversaires. Pendant que les autres baissent leur garde, il observe, analyse, et prépare sa contre‑attaque. C’est une tactique de camouflage psychologique, où la désorganisation apparente devient un outil de contrôle. La “folie” n’est qu’un écran ; derrière elle, la lucidité agit.
Le stratège se présente comme inoffensif, distrait, ou dépassé, afin de désamorcer la vigilance de ses adversaires. Pendant que les autres baissent leur garde, il observe, analyse, et prépare sa contre‑attaque. C’est une tactique de camouflage psychologique, où la désorganisation apparente devient un outil de contrôle. La “folie” n’est qu’un écran ; derrière elle, la lucidité agit.
Donald Trump : l’imprévisibilité comme levier de négociation
Pendant la guerre commerciale entre Washington et Pékin, Donald Trump a souvent alterné des signaux contradictoires, créant une zone de flou qui a dérouté ses interlocuteurs. En août 2019, il déclare sur Twitter que les États‑Unis “n’ont pas besoin de la Chine” et qu’ils seraient “mieux sans elle”. Trois jours plus tard, lors du G7 de Biarritz, il affirme que Pékin “a appelé dans la nuit” et souhaite “conclure un accord”. Ces revirements rapides ont surpris les partenaires internationaux autant qu’ils ont alimenté l’incertitude sur la position réelle de Washington.
Plusieurs observateurs ont interprété cette communication comme une tactique délibérée. Le New York Times décrit alors un “style de négociation imprévisible conçu pour maintenir l’adversaire en déséquilibre”. Le Financial Times parle d’une “négociation par choc”, où l’imprévisibilité devient un instrument de pression. Une analyse de la Harvard Kennedy School évoque une stratégie consistant à tester les réactions adverses avant de dévoiler la ligne réelle de négociation.
Dans cette séquence, l’apparente incohérence n’est pas forcément un signe de désorganisation. Elle peut être l’expression d’un calcul : empêcher l’adversaire de prévoir, brouiller les anticipations, et conserver une marge de manœuvre maximale. C’est précisément ce que décrit le stratagème 27 : faire semblant d’être incohérent pour protéger sa stratégie réelle.
Plusieurs observateurs ont interprété cette communication comme une tactique délibérée. Le New York Times décrit alors un “style de négociation imprévisible conçu pour maintenir l’adversaire en déséquilibre”. Le Financial Times parle d’une “négociation par choc”, où l’imprévisibilité devient un instrument de pression. Une analyse de la Harvard Kennedy School évoque une stratégie consistant à tester les réactions adverses avant de dévoiler la ligne réelle de négociation.
Dans cette séquence, l’apparente incohérence n’est pas forcément un signe de désorganisation. Elle peut être l’expression d’un calcul : empêcher l’adversaire de prévoir, brouiller les anticipations, et conserver une marge de manœuvre maximale. C’est précisément ce que décrit le stratagème 27 : faire semblant d’être incohérent pour protéger sa stratégie réelle.
Sources :
- New York Times — “Trump’s Mixed Messages on China Leave Allies Scrambling” Date : 26 août 2019 Auteur : Michael Crowley Média : The New York Times
- Financial Times — “Trump’s China comments sow confusion at G7” Date : 27 août 2019 Média : Financial Times
Elon Musk et la communication “chaotique” (2018–2025)
Dans le monde économique, certains dirigeants utilisent la confusion stratégique pour garder la main.
Entre 2018 et 2025, Elon Musk alterne déclarations imprévisibles, tweets provocateurs et décisions soudaines. Beaucoup y voient de l’instabilité ; d’autres y lisent une tactique : brouiller les anticipations du marché pour conserver l’avantage. Chaque annonce inattendue déplace les lignes, force les concurrents à réagir, et maintient l’attention sur ses entreprises. S
Sous le masque du désordre, une logique : contrôler le récit. Ce stratagème devient ici une arme de communication, où la “folie” apparente protège la stratégie réelle.
Entre 2018 et 2025, Elon Musk alterne déclarations imprévisibles, tweets provocateurs et décisions soudaines. Beaucoup y voient de l’instabilité ; d’autres y lisent une tactique : brouiller les anticipations du marché pour conserver l’avantage. Chaque annonce inattendue déplace les lignes, force les concurrents à réagir, et maintient l’attention sur ses entreprises. S
Sous le masque du désordre, une logique : contrôler le récit. Ce stratagème devient ici une arme de communication, où la “folie” apparente protège la stratégie réelle.
Les attaques “ClickFix” et “ConsentFix” : la fausse maladresse comme arme (2025–2026)
Entre 2025 et 2026, plusieurs campagnes d’attaque ont utilisé une tactique typique du stratagème 27 : faire croire à une attaque amateur ou confuse pour masquer une intrusion très structurée.
Les groupes derrière les techniques ClickFix et ConsentFix ont délibérément adopté des méthodes qui ressemblent à des erreurs d’utilisateurs ou à des manipulations naïves. Leur objectif : désarmer la vigilance, détourner l’attention des équipes de sécurité, et obtenir un accès profond aux environnements Microsoft 365.
ClickFix (2025–2026) Les attaquants envoient une fausse instruction anodine (“glisser un lien dans le navigateur”, “appuyer sur Windows+R puis Entrée”), qui ressemble à une maladresse ou à un bricolage technique. En réalité, l’utilisateur exécute des commandes fournies par l’attaquant, donnant un accès direct à son environnement Microsoft 365. Cette approche ne repose sur aucune vulnérabilité, seulement sur une mise en scène d’apparente simplicité — un parfait exemple de “folie simulée”.
ConsentFix (2026) Variation plus sophistiquée : les attaquants imitent un flux OAuth légitime, avec des étapes volontairement étranges (comme “glisser un lien localhost dans le navigateur”). Cela ressemble à une procédure maladroite ou à un bug. Mais derrière cette apparente confusion, les attaquants récupèrent des tokens OAuth, leur permettant d’accéder à l’email, OneDrive, Teams et autres ressources — sans mot de passe et en contournant la MFA.
Les groupes derrière les techniques ClickFix et ConsentFix ont délibérément adopté des méthodes qui ressemblent à des erreurs d’utilisateurs ou à des manipulations naïves. Leur objectif : désarmer la vigilance, détourner l’attention des équipes de sécurité, et obtenir un accès profond aux environnements Microsoft 365.
ClickFix (2025–2026) Les attaquants envoient une fausse instruction anodine (“glisser un lien dans le navigateur”, “appuyer sur Windows+R puis Entrée”), qui ressemble à une maladresse ou à un bricolage technique. En réalité, l’utilisateur exécute des commandes fournies par l’attaquant, donnant un accès direct à son environnement Microsoft 365. Cette approche ne repose sur aucune vulnérabilité, seulement sur une mise en scène d’apparente simplicité — un parfait exemple de “folie simulée”.
ConsentFix (2026) Variation plus sophistiquée : les attaquants imitent un flux OAuth légitime, avec des étapes volontairement étranges (comme “glisser un lien localhost dans le navigateur”). Cela ressemble à une procédure maladroite ou à un bug. Mais derrière cette apparente confusion, les attaquants récupèrent des tokens OAuth, leur permettant d’accéder à l’email, OneDrive, Teams et autres ressources — sans mot de passe et en contournant la MFA.
Source : Huntress, The Hacker’s 2026 Playbook (29 juin 2026)Les attaquants simulent l’amateurisme, l’incohérence, la maladresse technique — alors qu’ils orchestrent une opération parfaitement structurée. Ils font croire à une “attaque basique”, pour masquer une intrusion de haut niveau. C’est exactement : faire semblant d’être fou sans l’être.
Comment ne pas tomber dans le piège ?
Le piège, c’est de prendre la folie pour de la faiblesse.
Face à un comportement incohérent, il faut se demander : est‑ce une erreur, ou une stratégie ? Ne pas sous‑estimer celui qui semble désorganisé ; il pourrait être en train de tester vos réactions. Pour éviter le piège, il faut garder une analyse froide, observer les motifs derrière le désordre, et ne jamais confondre le bruit avec le vide. La vraie lucidité consiste à reconnaître la mise en scène.
Le stratagème 27 montre que la confusion peut être un outil de pouvoir. Celui qui paraît instable peut être celui qui contrôle le jeu. Dans un monde saturé de signaux, simuler le désordre devient une manière de reprendre la main. Parfois, le plus sage est celui qui accepte d’avoir l’air fou.
Face à un comportement incohérent, il faut se demander : est‑ce une erreur, ou une stratégie ? Ne pas sous‑estimer celui qui semble désorganisé ; il pourrait être en train de tester vos réactions. Pour éviter le piège, il faut garder une analyse froide, observer les motifs derrière le désordre, et ne jamais confondre le bruit avec le vide. La vraie lucidité consiste à reconnaître la mise en scène.
Le stratagème 27 montre que la confusion peut être un outil de pouvoir. Celui qui paraît instable peut être celui qui contrôle le jeu. Dans un monde saturé de signaux, simuler le désordre devient une manière de reprendre la main. Parfois, le plus sage est celui qui accepte d’avoir l’air fou.
Pour aller plus loin
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