Le Cahier des Tendances

Tendances Marketing Juillet 2026. Moins de bruit, plus de sens


Jacqueline Sala
Samedi 25 Juillet 2026


Ce que nous apprend ce premier mois d'été est que la visibilité n’est plus un sport de masse. Elle devient une affaire de preuves, de cohérence et de souveraineté de la donnée. Dans cet écosystème où l’intention se compresse et où le bruit se retourne contre ceux qui le produisent, les organisations n’ont plus le choix : passer à la régulation de la confiance.
2027 ne récompensera pas les marques bavardes, mais celles qui savent démontrer, calmement, qu’elles disent vrai.



Tendances Marketing Juillet 2026. Moins de bruit, plus de sens
Recherche et Sélection réalisées par Catherine Cervoni, Juin 2026
 

Dans le nouveau théâtre du marketing, l’IA n’a pas seulement changé les règles : elle a changé la scène, les acteurs… et même le public. Le trafic s’effondre, le clic se raréfie, mais l’intention devient un potentiel de conversion élaboré par les algorithmes. Quand un utilisateur ChatGPT reste 15 minutes sur un site, on ne parle plus de performance : on parle de sélection naturelle.


Les marques découvrent alors une vérité complexe : la visibilité ne se conquiert plus en occupant l’espace, mais en maîtrisant son propre récit… que les LLM réécrivent désormais sans demander la permission. Trustpilot, G2, earned media : la réputation est devenue un actif financier, pas un supplément d’âme.


Pendant que Google déprécie le SEO, Longchamp démontre que la cohérence vaut mieux que le bruit. Le marketing quitte l’ère industrielle pour entrer dans celle de la régulation de la confiance, où chaque donnée propriétaire devient un espace de souveraineté.


Moins de bruit, plus de sens : les marques qui survivent sont celles qui savent parler juste.


Adieu trafic ! Google déploie AI Overviews en France – La Réclame

Le taux de clic sur les résultats organiques recule en moyenne de 15,49 % lorsqu’un AI Overview est affiché, tandis qu’Ahrefs estime que le CTR du premier résultat organique chute de 34,5 %.
près plusieurs mois d’attente en Europe, Google déploie officiellement AI Overviews en France. Alimentée par Gemini, cette fonctionnalité affiche directement en haut des résultats de recherche une réponse synthétique générée par l’intelligence artificielle, accompagnée de liens vers les sources utilisées. En parallèle, Google lance également AI Mode, une expérience conversationnelle permettant d’approfondir une recherche en dialoguant avec le moteur. Ce déploiement succède au lancement américain qui avait eu lieu au printemps 2025.

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“Information relative à vos emails” : tout comprendre à cette histoire de pixels de suivi Pixel perfect ? – Les numériques

De nombreuses sociétés envoient des emails à leurs clients à propos de "pixel de suivi".
Il s'agit d'une méthode pour optimiser leurs campagnes marketing.
Désormais, le consentement des utilisateurs doit être donné, mais pas dans toutes les situations.
Allégations environnementales : où s’arrête le marketing, où commence le greenwashing ? – Fevad
Les qualités environnementales des produits et services sont devenues un critère de choix pour les consommateurs. Face à cette attente et aux risques de dérives, les allégations environnementales font l’objet d’une attention accrue des régulateurs. Produit « vert », entreprise « écoresponsable », service « durable » ou « neutre carbone » : les communications commerciales mettant en avant des qualités environnementales feront, dès le 27 septembre prochain, l’objet d’un encadrement plus strict avec l’entrée en vigueur de la directive 2024/825/UE « EmpCo. »

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AI Overviews, LLM, « collapse du funnel » : comment l’IA rebat les cartes du marketing – BDM

Le parcours d’achat classique, celui d’une requête qui débouche sur un clic puis sur une capture via un formulaire, est en train de se déliter. Près de 70 % des recherches Google se terminent désormais sans le moindre clic vers un site, selon Similarweb et Rand Fishkin, et un panel d’éditeurs analysé par Define Media Group a vu ses clics organiques chuter de 42 % fin 2025. Un mouvement qui va donc bientôt gagner la France.
Dans ce paysage, la bataille ne se joue plus pour le classement, mais pour la citation. « C’est bien d’être cité sur ChatGPT, mais comment recapturer l’intérêt ? ». Et les leviers ne sont plus tout à fait ceux du SEO classique. Les modèles puisent de plus en plus l’information chez les éditeurs. Les citations dans ChatGPT sont passées de 0,9 % à 5,9 % des réponses au fil de 2025. Dans ce contexte, le poids des contenus tiers, des retombées éditoriales non sponsorisées (le « earned media ») et des plateformes d’avis comme G2 ou Trustpilot devient déterminant dans les sources que les modèles choisissent de citer. Autrement dit, la visibilité se construit désormais autant à l’extérieur de son propre site qu’à l’intérieur. D’un côté, le trafic directement issu des LLM reste minime, souvent moins de 1 % du total, selon plusieurs études. De l’autre, il se distingue par une audience nettement plus qualifiée : un internaute venu de ChatGPT passe en moyenne 15 minutes sur un site, contre 8 via Google, et consulte davantage de pages. La raison tient dans un mécanisme que les spécialistes appellent la compression de l’intention : quand l’internaute arrive sur le site depuis une réponse IA, il a déjà comparé, filtré et validé son besoin dans la conversation. Le trafic est plus rare, mais bien plus mûr, ce qui oblige à repenser en profondeur la façon de mesurer la performance marketing.

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Allégations environnementales : où s’arrête le marketing, où commence le greenwashing ? – Fevad

Les qualités environnementales des produits et services sont devenues un critère de choix pour les consommateurs. Face à cette attente et aux risques de dérives, les allégations environnementales font l’objet d’une attention accrue des régulateurs. Produit « vert », entreprise « écoresponsable », service « durable » ou « neutre carbone » : les communications commerciales mettant en avant des qualités environnementales feront, dès le 27 septembre prochain, l’objet d’un encadrement plus strict avec l’entrée en vigueur de la directive 2024/825/UE « EmpCo. »

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Email : le taux d’ouverture vient de sortir de vos tableaux de bord – Comarketing News

La recommandation de la CNIL sur les pixels de suivi oblige surtout les équipes marketing à repenser des indicateurs qui n’étaient déjà plus fiables…

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L’offre publicitaire des éditeurs a chuté jusqu’à 40% au deuxième trimestre, selon une étude – Thr Media Leader

En cause, l’IA et la recherche « zero-click », qui réduisent le trafic vers les sites d’information et le reste de l’open web. Ce recul traduit un changement de comportement des internautes et l’intervention de Google, qui affiche désormais l’information directement dans ses résultats au lieu de renvoyer vers le site source.

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« La réputation n’est plus un sujet périphérique : elle est au cœur de la performance des organisations » – Eloi Asseline (Burson France) – Influencia

Nous ne sommes plus dans une logique de captation de l’attention mais dans un moment où la réputation doit être valorisée et valorisable. Notre objectif est de créer de la valeur par la réputation, en combinant expertise sectorielle pointue, conseil stratégique, earned media, créativité et data.

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Selon une étude de Versus et Habs, une publicité générée par IA suscite les mêmes émotions – The Media Leader

Selon elle, indiquer aux spectateurs qu’un contenu est généré par IA ne modifie pas significativement leurs réactions cognitives et émotionnelles. L’étude indique que l’attention, l’engagement et la mémorisation ne varient pas de façon significative selon que les participants connaissaient ou non l’origine du spot. Celui-ci se situe au niveau des créations les plus performantes du benchmark de Habs. Son score de suspicion se limite à 12%, là où les contenus de type deepfake atteignent généralement 85%. L’étude repose sur un échantillon de 80 participants et ne porte que sur un seul spot, d’un niveau d’exécution élevé.

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Les erreurs de traduction qui ont marqué l’histoire du marketing – Emarketing

Exporter une marque exige plus qu’une simple conversion linguistique. Des géants comme Coca-Cola ou HSBC ont découvert que l’adaptation culturelle prime sur le mot à mot. Entre gaffes mémorables et pertes financières, l’agence Caupenne & Co analyse ces ratés qui rappellent l’importance cruciale de la localisation. “Mordre le têtard de cire” ou suggérer à ses clients de “Ne rien faire” : les archives du marketing regorgent de perles qui font sourire les étudiants, mais beaucoup moins les directions financières. Parker Pen aurait frôlé l’incident au Mexique en confondant le terme anglais “embarrassed” avec le mot espagnol “embarazada”, qui signifie enceinte.

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Baromètre Comfluence 2026 : Le dircom change de dimension, il devient un véritable gestionnaire de confiance - Influencia

Longtemps perçu comme le garant de l’image et de la visibilité de l’entreprise, le directeur de la communication (DirCom) change de dimension. Il devient progressivement un acteur central de la gouvernance, chargé d’orchestrer la cohérence du discours corporate, de protéger la réputation et de créer les conditions de la confiance dans un environnement marqué par l’incertitude. La cohésion interne, la fragmentation de l’information, la multiplication des fake news, la polarisation des débats ou encore la nécessité de répondre toujours plus vite aux crises deviennent des enjeux structurants. Dans ce contexte, la communication n’est plus seulement une fonction d’émission de messages. Elle devient une fonction de régulation. Le DirCom doit garantir une ligne claire entre ce que l’entreprise affirme, ce qu’elle fait et ce que ses parties prenantes perçoivent.

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96% des Français achètent en ligne : ce qui les attire… et ce qui les fait renoncer – CB News

96 % des Français achètent en ligne, dont 71 % au moins une fois par mois et 21% chaque semaine, selon l’enquête. Les motivations principales ? Les promotions attractives (51 %), le gain de temps (48 %) et l’accès à une offre plus large (43 %). La commodité d’acheter sans se déplacer (41 %) et la possibilité de comparer facilement les prix (40 %) complètent le top 5 des raisons invoquées. Les voyages, les livres et la musique, et les produits informatiques restent les catégories les plus achetées en ligne, avec des taux respectifs de 78 %, 59 % et 46 %. L’étude révèle aussi une tendance à l’achat impulsif : 62 % des Français avouent avoir déjà acheté un produit non prévu initialement.

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Influence : de la visibilité à la performance, la bascule vers la preuve - BDM

Le marketing d’influence a longtemps été jugé à l’aune de ses vues, de ses likes et de ses partages. Ces indicateurs mesurent la diffusion d’un contenu, rarement sa contribution au chiffre d’affaires. La question posée par les directions marketing, générales et financières a changé de nature : il ne s’agit plus de savoir si l’influence fonctionne, mais de prouver ce qu’elle rapporte.

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Conversation hacking : comment les marques s’invitent dans les commentaires des créateurs - BDM

Certaines marques commentent désormais les contenus de créateurs, sans jamais afficher d’intention commerciale. Les algorithmes des réseaux sociaux favorisent aujourd’hui l’engagement natif, celui qui se produit dans les fils de commentaires, plutôt que la seule portée organique des comptes de marque. Cette bascule change la manière dont une audience se forge une opinion sur une marque. Chez les publics les plus jeunes en particulier, la confiance se construit moins dans la publicité frontale que dans les échanges informels sous les publications des créateurs. « Un commentaire de marque bien placé peut générer un engagement comparable, voire supérieur, à celui d’un post organique classique, pour un investissement de production minimal. »

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La méthode Longchamp face au ralentissement du luxe – La Réclame

La discrétion, une stratégie de communication... très efficace. À l'heure où les marques multiplient les campagnes, les collaborations, les créateurs de contenu et les prises de parole, Longchamp défend une approche radicalement différente. Moins de bruit. Plus de cohérence. Dans cet entretien, Stéphane Duret, directeur de la communication du groupe Longchamp, revient sur une stratégie qui privilégie le temps long, le produit et la relation avec les clients.

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Marques : le Made in France, pivot de la confiance en 2026 – Emarketing

La 10e édition du baromètre Brand’Gagement révèle une nouveauté : les Français délaissent les promesses pour l’efficacité. Si l’utilité sociale reste un attendu pour 82 % des sondés, c’est désormais la souveraineté économique et le concret qui dictent la confiance et le consentement à payer. La 10e édition du baromètre Brand’Gagement révèle une nouveauté : les Français délaissent les promesses pour l’efficacité. Si l’utilité sociale reste un attendu pour 82 % des sondés, c’est désormais la souveraineté économique et le concret qui dictent la confiance et le consentement à payer. Le baromètre indique que 58 % des citoyens acceptent de payer plus pour des produits fabriqués sur le territoire national, loin devant la juste rémunération des producteurs (41 %) ou la protection de l’environnement (30 %).

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Peut-on encore faire du marketing sans agent IA ? – La Réclame

Aujourd’hui, le marché a décidé : il faut y aller. Et vite. C’est un play que tous les acteurs jouent pour se différencier. C’est à qui fera le premier déploiement. Mais demain, quand toutes les organisations seront équipées de leurs batteries d’agents maison, où se situera la valeur ? Spoiler : là où elle a toujours été. Dans la donnée propriétaire, l’interopérabilité des systèmes et l’activation de use cases.

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Pression marketing : les Français saturent… - Comarketing News

Emails, promotions, notifications, personnalisation : les consommateurs font face à une sur-sollicitation marketing croissante dont ils ne veulent plus. Près de 65 % des Français estiment que la pression marketing a fortement augmenté au cours des deux dernières années, tandis que 23,1 % considèrent qu’elle a légèrement progressé. Au quotidien, 37,5 % des consommateurs déclarent recevoir entre 5 et 15 messages commerciaux par jour, et près de 17,5 % en subissent plus de 30. Cette sur-sollicitation se heurte à un seuil de tolérance extrêmement bas : pour 39,4 % des sondés, une communication devient excessive dès le deuxième e-mail hebdomadaire, et 10,9 % fixent même cette limite à un seul e-mail par semaine (seuls 5,1 % ne se posent jamais la question).

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