La confiance, défi majeur de l’intelligence artificielle
Dans son allocution, le président Thomas Parisot a souligné que l'un des défis majeurs pour l'association reste celui de la confiance. Alors que la perception de l’intelligence artificielle (IA) oscille trop souvent entre « mirage et miracle », le gf2i, Groupement Français de l'Industrie de l'Information, entend travailler sur les dimensions concrètes de cette confiance : responsabilité, sécurité, transparence et explicabilité. Pour les professionnels de l'information, la transparence est un enjeu de taille, d'autant plus complexe que les systèmes deviennent difficiles à appréhender, même pour les experts.
Le gf2i se positionne ainsi comme un acteur clé pour garantir l'effectivité du Droit. Si l'Europe multiplie les régulations, l'association considère que son rôle est de s'assurer que ces règles sont applicables et respectées, afin de maintenir une crédibilité entre les acteurs du marché. La question de l'intégrité de l'information, dans les sciences, le droit ou la santé notamment, fera d'ailleurs l'objet d'un cycle de réflexion spécifique cette année.
Le gf2i se positionne ainsi comme un acteur clé pour garantir l'effectivité du Droit. Si l'Europe multiplie les régulations, l'association considère que son rôle est de s'assurer que ces règles sont applicables et respectées, afin de maintenir une crédibilité entre les acteurs du marché. La question de l'intégrité de l'information, dans les sciences, le droit ou la santé notamment, fera d'ailleurs l'objet d'un cycle de réflexion spécifique cette année.
Au-delà de la technique : une culture du partage
L'intervention a également rappelé que la mise en œuvre de plateformes de données dépasse la simple dimension technologique. Si les outils sont souvent similaires d'un secteur à l'autre, les modèles économiques et les cultures de partage diffèrent radicalement, nécessitant chaque fois une approche adaptée. Le gf2i prône une vision où la donnée n'est pas qu'une « surcouche », mais un service essentiel, irriguant toute l'économie, à l'image des données sur le prix des carburants ou des devises de la Banque de France.
Cette vision s'incarne dans des projets opérationnels ambitieux, comme le partage de données de santé au sein de la métropole de Nantes, ou encore l'initiative « Legal Data Space » visant à organiser les actifs juridiques. L'objectif demeure le « Human Understanding », permettant aux humains de prendre des décisions éclairées grâce à des données standardisées, intelligibles et fiables.
Cette vision s'incarne dans des projets opérationnels ambitieux, comme le partage de données de santé au sein de la métropole de Nantes, ou encore l'initiative « Legal Data Space » visant à organiser les actifs juridiques. L'objectif demeure le « Human Understanding », permettant aux humains de prendre des décisions éclairées grâce à des données standardisées, intelligibles et fiables.
Souveraineté et dialogue institutionnel
La question de la souveraineté numérique a été abordée sans caricature mais avec une volonté de réalisme. Le gf2I s'inquiète de la dépendance croissante envers les infrastructures des géants américains, tout en cherchant à comprendre pourquoi certains modèles européens peinent à s'imposer. Pour peser dans ce débat, l'association mise sur le dialogue avec les instances de régulation telles que la CNIL, l'Arcom ou l'Autorité de la concurrence.
Ce dialogue s'étend également au monde académique. Un partenariat renforcé avec l'ADBS et des collaborations avec des collectifs comme "Impact AI " illustrent cette volonté d'hybrider les savoirs. Parmi les rendez-vous à noter, le GF2I co-organise le 28 janvier 2026 au CNAM une rencontre sur le droit d'auteur et la recherche à l'ère de l'Open Science.
Ce dialogue s'étend également au monde académique. Un partenariat renforcé avec l'ADBS et des collaborations avec des collectifs comme "Impact AI " illustrent cette volonté d'hybrider les savoirs. Parmi les rendez-vous à noter, le GF2I co-organise le 28 janvier 2026 au CNAM une rencontre sur le droit d'auteur et la recherche à l'ère de l'Open Science.
Remise des trophées : l’engagement à l’honneur
La soirée a également été l'occasion de remettre les Trophées GF2I 2025.
La société Huwise (anciennement OpenData Soft) a été distingué pour le dynamisme de son développement en France comme à l’international dans le secteur des Data Market Place.
Au-delà de la simple fidélité, c'est l'engagement actif de Sylvie Sage chez Deloitte qui a été particulièrement honorée, pour son animation dynamique et pragmatique du groupe « Analyse de l’information stratégique », illustrant la capacité de l'association à combiner réflexion théorique et problèmes concrets.
La société Huwise (anciennement OpenData Soft) a été distingué pour le dynamisme de son développement en France comme à l’international dans le secteur des Data Market Place.
Au-delà de la simple fidélité, c'est l'engagement actif de Sylvie Sage chez Deloitte qui a été particulièrement honorée, pour son animation dynamique et pragmatique du groupe « Analyse de l’information stratégique », illustrant la capacité de l'association à combiner réflexion théorique et problèmes concrets.
Biographie de Thomas Parisot, Président du GF2I
Thomas Parisot est une figure centrale de la transformation numérique de l'édition et de l'information en France. Directeur Général Adjoint de la plateforme Cairn.info, il a rejoint cette structure en 2005 après des expériences marquantes aux Éditions Gallimard et dans le déploiement de technologies documentaires.
Sous sa co-direction, Cairn.info est devenu un portail de référence pour les sciences humaines et sociales, diffusant les publications de plus de 500 éditeurs auprès de 2 000 institutions dans 70 pays. Expert des modèles de licences institutionnelles et de la structuration numérique des œuvres, il s'investit également dans les travaux du Syndicat National de l’Édition (SNE), dont il est vice-président du groupe universitaire.
Élu président du GF2I en 2024, il porte une vision stratégique axée sur la valorisation de l'information, le renforcement de l'influence de l'association auprès des décideurs et la défense de la souveraineté informationnelle française et européenne. Il est également administrateur de l'ADBS, témoignant de sa volonté de rapprocher les communautés de professionnels de l'information pour relever les défis de l'intelligence artificielle.

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