Deux regards, une même exigence
Ils viennent de deux métiers différents, de deux pratiques qui, dans une transaction, ne regardent pas spontanément au même endroit. Et c’est précisément ce qui donne tout son intérêt à leur dialogue.
Sophie Guindon regarde l’entreprise par le droit, mais un droit confronté à la réalité des organisations. Avocate avec plus de trente ans d’expérience en droit des affaires et dans l’accompagnement d’organisations internationales, elle a pratiqué en France et exerce au Québec. Son territoire se situe au croisement des fusions-acquisitions, de la gouvernance, de la gestion des risques et de la conformité numérique, notamment en matière de protection des données et de gouvernance de l’intelligence artificielle.
Elle a également conçu et dirigé des programmes de conformité à l'échelle internationale, dans 28 pays. Cette double culture juridique franco-québécoise la place dans une position particulière : elle travaille avec deux cadres de protection des données, le RGPD européen et la Loi 25 québécoise.
Mais son approche ne s’arrête pas à la conformité formelle. Elle cherche précisément à comprendre si ce que l’organisation déclare, documente et contractualise correspond à ce qu’elle fait réellement.
Olivier Cardini, lui, entre dans l’entreprise par un autre chemin : celui de l’intelligence économique et des dynamiques humaines. Consultant et dirigeant de C.Consulting Assistance, correspondant Bretagne de l’Académie de l’Intelligence Économique et membre de l’association IHEDN-IE, il accompagne depuis une trentaine d’années des dirigeants dans la compréhension d’environnements complexes. Son travail porte notamment sur l’identification des risques liés au facteur humain et aux pratiques de social engineering, avec une attention particulière portée aux coopérations et aux interactions au sein des organisations.
Là où l’analyse juridique interroge la conformité, les obligations et leur traduction effective, son regard recherche donc ce que l’organisation laisse apparaître hors du cadre documentaire : les personnes dont elle dépend, les dynamiques humaines ou encore les réseaux d’influence qui peuvent contourner l’organigramme. Ces dimensions sont précisément citées par les auteurs dans les 3 prochains articles parmi les éléments susceptibles d'échapper à une lecture uniquement documentaire de la transaction.
Sophie Guindon regarde l’entreprise par le droit, mais un droit confronté à la réalité des organisations. Avocate avec plus de trente ans d’expérience en droit des affaires et dans l’accompagnement d’organisations internationales, elle a pratiqué en France et exerce au Québec. Son territoire se situe au croisement des fusions-acquisitions, de la gouvernance, de la gestion des risques et de la conformité numérique, notamment en matière de protection des données et de gouvernance de l’intelligence artificielle.
Elle a également conçu et dirigé des programmes de conformité à l'échelle internationale, dans 28 pays. Cette double culture juridique franco-québécoise la place dans une position particulière : elle travaille avec deux cadres de protection des données, le RGPD européen et la Loi 25 québécoise.
Mais son approche ne s’arrête pas à la conformité formelle. Elle cherche précisément à comprendre si ce que l’organisation déclare, documente et contractualise correspond à ce qu’elle fait réellement.
Olivier Cardini, lui, entre dans l’entreprise par un autre chemin : celui de l’intelligence économique et des dynamiques humaines. Consultant et dirigeant de C.Consulting Assistance, correspondant Bretagne de l’Académie de l’Intelligence Économique et membre de l’association IHEDN-IE, il accompagne depuis une trentaine d’années des dirigeants dans la compréhension d’environnements complexes. Son travail porte notamment sur l’identification des risques liés au facteur humain et aux pratiques de social engineering, avec une attention particulière portée aux coopérations et aux interactions au sein des organisations.
Là où l’analyse juridique interroge la conformité, les obligations et leur traduction effective, son regard recherche donc ce que l’organisation laisse apparaître hors du cadre documentaire : les personnes dont elle dépend, les dynamiques humaines ou encore les réseaux d’influence qui peuvent contourner l’organigramme. Ces dimensions sont précisément citées par les auteurs dans les 3 prochains articles parmi les éléments susceptibles d'échapper à une lecture uniquement documentaire de la transaction.
Le document et ce qui se joue derrière lui
C’est à cet endroit que leurs deux trajectoires se rejoignent.
Sophie Guindon pose la question de la distance éventuelle entre conformité déclarée et conformité incarnée. Olivier Cardini porte le regard vers les informations qui ne figurent pas nécessairement dans la data room et vers les dynamiques humaines, informationnelles et décisionnelles de la cible.
Leur dialogue ne consiste donc pas à opposer droit et intelligence économique. Il conduit plutôt à élargir le champ de vision de la due diligence. Car derrière les politiques, les contrats, les registres et les garanties demeure une question beaucoup plus directe pour l’acquéreur : l’entreprise que les documents décrivent est-elle bien celle qui fonctionne au quotidien ?
Le premier article de la série formule précisément cet enjeu en présentant la revue documentaire comme un point de départ indispensable, tout en posant la question des circonstances dans lesquelles le niveau de risque justifie de regarder l’organisation qui fait vivre ces dispositifs.
Sophie Guindon pose la question de la distance éventuelle entre conformité déclarée et conformité incarnée. Olivier Cardini porte le regard vers les informations qui ne figurent pas nécessairement dans la data room et vers les dynamiques humaines, informationnelles et décisionnelles de la cible.
Leur dialogue ne consiste donc pas à opposer droit et intelligence économique. Il conduit plutôt à élargir le champ de vision de la due diligence. Car derrière les politiques, les contrats, les registres et les garanties demeure une question beaucoup plus directe pour l’acquéreur : l’entreprise que les documents décrivent est-elle bien celle qui fonctionne au quotidien ?
Le premier article de la série formule précisément cet enjeu en présentant la revue documentaire comme un point de départ indispensable, tout en posant la question des circonstances dans lesquelles le niveau de risque justifie de regarder l’organisation qui fait vivre ces dispositifs.
Embarquement immédiat pour des échanges au-delà des frontières !
Keywords
#DueDiligence #EconomicIntelligence #HumanFactor #MergersAndAcquisitions #RiskManagement #Compliance #CorporateGovernance #WeakSignals #FranceQuebec #OrganizationalCulture
A propos des auteurs
Me Sophie Guindon est avocate avec plus de 30 ans d’expérience en droit des affaires et en accompagnement d’organisations internationales inscrite au Barreau français (2005-2020) et Québécois (1993-à ce jour). Son expertise se situe à l’intersection des fusions-acquisitions (M&A), de la gouvernance corporative, de la gestion des risques et de la conformité numérique, avec une spécialisation particulière en protection des données et gouvernance de l’IA. Elle a conçu et dirigé des programmes de conformité à l’échelle internationale (28 pays), dans des environnements complexes et multi juridictionnels, et accompagne les hautes directions et conseils d’administration dans l’intégration des enjeux juridiques, réglementaires et technologiques à leurs décisions stratégiques. Son approche vise à dépasser la conformité strictement documentaire pour en faire un levier de gouvernance, de maîtrise des risques et de création ou de protection de valeur, notamment dans les contextes de transformation numérique et de transactions.
Olivier Cardini est consultant en intelligence économique, dirigeant de C.Consulting Assistance, correspondant Bretagne de l’Académie de l’Intelligence Économique et membre de l’association IHEDN-IE. Depuis trente ans, il accompagne ses clients de manière personnalisée pour les aider à mieux comprendre et décoder leur environnement, souvent complexe, et à renforcer les coopérations en plaçant l’humain au centre. Ses missions consistent notamment à identifier les risques, en particulier ceux liés au facteur humain et aux pratiques de social engineering. Il intervient comme formateur auprès d’étudiants, dirigeants et leurs équipes. Organise et co-organise des évènements professionnels, comme des tables rondes et des conférences.

Accueil